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Liban

Fabius informe Mikati de la prochaine tenue d’une conférence des amis du Liban à Paris

M. Mikati s’entrenant avec le chef de la diplomatie iranienne.

De Munich où il participe au congrès international sur la sécurité, qui se tient chaque année dans cette ville allemande, le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, a dénoncé le bombardement syrien de villages frontaliers dans le Akkar et pris contact samedi avec le commandement de l'armée, à qui il a demandé de prendre les mesures qui s'imposent pour protéger la population.
Prié de commenter les informations selon lesquelles il figurerait sur la hit list (liste de personnes à liquider), M. Mikati a indiqué que « le peuple libanais dans son ensemble est malheureusement menacé dans sa sécurité et sa vie quotidienne ». « C'est le résultat direct de la situation et des conditions qui prévalent autour de nous, sans oublier le climat de tension interne contre lequel nous avons régulièrement mis en garde », a-t-il ajouté.
Les retombées de la guerre en Syrie sur le Liban et les risques que le pays encourt à long terme ont été à l'ordre du jour des entretiens que le chef du gouvernement a eus en marge des travaux du congrès, avec les chefs de la diplomatie française, Laurent Fabius, iranienne, Mohammad Javad Zarif, et turque, Ahmet Davutoglu, ainsi qu'avec la ministre allemande de la Défense, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Ibrahimi et le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Bogdanov.
L'entretien avec M. Fabius s'est déroulé en présence du ministre sortant de l'Économie, Nicolas Nahas, et de l'ambassadeur du Liban en Allemagne, Moustapha Dib. M. Mikati a souligné le besoin pour le Liban d'une conjugaison des efforts arabes et internationaux en sa faveur, pour qu'il puisse assumer le fardeau que représente la présence de centaines de milliers de réfugiés syriens sur son sol et atténuer son impact sur l'économie nationale.
M. Fabius a répondu en soulignant que son pays est « déterminé à concrétiser ce à quoi il s'était engagé, en convoquant une conférence des amis du Liban au début du mois de mars à Paris ». Il a expliqué que le but de ces assises est d'aider le Liban à surmonter ses difficultés politiques et économiques. Le ministre français s'est ensuite dit inquiet de l'exacerbation de la violence en Syrie et de l'impasse politique qui empêche un règlement dans ce pays.
Ces thèmes ont été d'ailleurs abordés par M. Mikati dans l'allocution qu'il a prononcée au congrès et dans laquelle il a relevé, en rappelant la guerre du Liban, qu'un règlement en Syrie prendrait du temps. « La guerre au Liban n'a pris fin que lorsque la réunion de Taëf s'est tenue avec un parrainage arabe et international », a-t-il dit en estimant qu'« il faut pour le moment se concentrer sur un arrêt des hostilités, des destructions et de l'effusion de sang en Syrie ». Le Premier ministre a affirmé s'attendre à ce que le conflit dans ce pays se prolonge et considéré qu'un cadre global de règlement ne pourra être institué qu'à la faveur d'un accord entre les superpuissances et d'une entente entre les forces régionales.
Il a ensuite abordé le dossier des réfugiés syriens et s'est longuement étendu sur l'impact de cette présence sur tous les secteurs au Liban. « Nos pertes indirectes du fait de la crise syrienne s'élèvent à près de 7,5 milliards de dollars », a indiqué M. Mikati.

De Munich où il participe au congrès international sur la sécurité, qui se tient chaque année dans cette ville allemande, le Premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati, a dénoncé le bombardement syrien de villages frontaliers dans le Akkar et pris contact samedi avec le commandement de l'armée, à qui il a demandé de prendre les mesures qui s'imposent pour protéger la population.Prié de commenter les informations selon lesquelles il figurerait sur la hit list (liste de personnes à liquider), M. Mikati a indiqué que « le peuple libanais dans son ensemble est malheureusement menacé dans sa sécurité et sa vie quotidienne ». « C'est le résultat direct de la situation et des conditions qui prévalent autour de nous, sans oublier le climat de tension interne contre lequel nous avons régulièrement mis en garde »,...
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