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Cinema- - Entre Parenthèses

Claude Chabrol, ce croque-vie

L'Association Métropolis, en coopération avec l'Institut français du Liban et celui de Paris, rend hommage à Claude Chabrol à travers ses films projetés au Métropolis Empire Sofil.
Se jouant de la vie comme il s'est joué de la mort et portant un air amusé à la fois sarcastique sur ses caractères qu'il sondait avec grande intensité, Chabrol aura donné au 7e art une galerie de portraits qu'on ne sera pas prêts d'oublier. Ainsi, un boucher aura toujours les traits de Jean Yanne, le marié cocufié, ceux de Michel Bouquet ; enfin les femmes infidèles ou manipulatrices les traits de Stéphane Audran ou Isabelle Huppert. Côté femmes, il les a aimées (Audran) ou découvertes (Huppert ou Sagnier). Elles portent jusqu'aujourd'hui son empreinte.
« Je suis un homme à fait divers » avait-il dit dans une entrevue, et pour s'expliquer, il avait poursuivi : « Le fait divers est bien réel et pourtant il est souvent plus énorme que la fiction. Certains passages à l'acte sont d'une violence, d'une imprudence, d'une folie totale. La fiction est plus prudente : elle n'oserait pas imaginer certains faits divers. En m'appuyant sur un fait divers, je me justifie... Plus c'est énorme, plus ça m'amuse. »
Voici des extraits de propos d'un homme qui aimait la vie, la bonne chair et les facéties. Un réalisateur, producteur, acteur et dialoguiste qui avait inauguré la Nouvelle vague, mais qui s'était très vite affranchi de toute école pour mener une carrière longue de cinquante ans, prenant un énorme plaisir à diriger ses acteurs. Ce goulu et fin gourmet, maître du noir et bon vivant s'appelait Claude Chabrol.

L'Association Métropolis, en coopération avec l'Institut français du Liban et celui de Paris, rend hommage à Claude Chabrol à travers ses films projetés au Métropolis Empire Sofil.Se jouant de la vie comme il s'est joué de la mort et portant un air amusé à la fois sarcastique sur ses caractères qu'il sondait avec grande intensité, Chabrol aura donné au 7e art une galerie de portraits qu'on ne sera pas prêts d'oublier. Ainsi, un boucher aura toujours les traits de Jean Yanne, le marié cocufié, ceux de Michel Bouquet ; enfin les femmes infidèles ou manipulatrices les traits de Stéphane Audran ou Isabelle Huppert. Côté femmes, il les a aimées (Audran) ou découvertes (Huppert ou Sagnier). Elles portent jusqu'aujourd'hui son empreinte.« Je suis un homme à fait divers » avait-il dit dans une entrevue, et pour...
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