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Liban

Pourquoi personne ne veut relancer la Maison des arts et de la culture?

Liban

L'inauguration de la Maison des arts et de la culture (MAC) était initialement prévue courant 2013, puis elle a été ajournée pour fin 2014. Sauf que le chantier n'a jamais démarré...

May MAKAREM | OLJ
28/01/2014

Le projet ambitieux de la Maison des arts et de la culture (MAC), lancé en 2006 par Tarek Mitri alors ministre de la Culture grâce à un financement du sultanat d'Oman, à hauteur de 20 millions de dollars, est au point mort. À l'époque, M. Mitri avait arrêté son choix sur une parcelle du centre-ville, quartier Ghalghoul, appartenant à Solidere. Et pour mettre en place le projet, il avait choisi Gaïa Heritage, une société de services spécialisée en gestion intégrée et en économie du patrimoine culturel et naturel, présidée par Georges S. Zouain.


«Il n'existe aucune raison de ne pas lancer les travaux de construction», déplore ce dernier. Et pour cause : le financement est disponible et l'équipe italienne d'Alberto Catalano, qui avait remporté le concours d'architecture organisé en mars 2009 sous l'égide de l'Union internationale des architectes (UIA), a déjà remis les plans. Georges S. Zouain rappelle également la décision du Conseil des ministres (n° 67, du 19 octobre 2006) permettant l'utilisation de la parcelle 128/4 du lot cadastral 739 (Bachoura) pour y construire la MAC. Il précise également qu'il ne manquait que «le feu vert du ministère de la Culture» pour conclure la signature des contrats liant les différentes parties (architectes, ingénieurs, client et maître d'ouvrage ) et, par la suite, obtenir le permis de construire pour commencer les travaux. Ce feu vert aurait parallèlement lancé la mise en place de la programmation artistique ainsi que le recrutement du personnel...

 

Silence radio
«Mais cette décision du Conseil des ministres n'a pas été suivie de la publication d'un décret d'ordonnance de l'expropriation», affirme l'ancien ministre de la Culture, Salim Wardy. Excluant tout dédommagement en espèces, le gouvernement avait proposé à Solidere une opération de troc portant sur un échange de terrain d'une valeur équivalente dans le Beyrouth administratif. M. Wardy indique qu'avant son départ du ministère, pour faire avancer les choses, il avait demandé à un spécialiste d'évaluer le coût de l'expropriation. Son mandat arrivé à son terme, il n'a plus suivi l'affaire.


Celle-ci a été reprise en main par l'actuel ministre (démissionnaire) Gaby Layoun qui, à son tour, a tenté de mener les négociations avec la société immobilière. Mais c'était toujours silence radio. Alors il lui a adressé une lettre lui proposant de fixer elle-même ses conditions. Après « de longs mois d'attente, Solidere a répondu que la parcelle valait actuellement 70 millions de dollars (superficie d'exploitation constructible comprise)».
L'Orient-Le Jour a essayé d'entrer en contact avec le directeur général de Solidere, Mounir Doueidy. Au premier appel et après exposé du sujet, le responsable a répondu qu'il était en réunion et que le dossier était trop «long» et trop «complexe» pour être abordé «maintenant». Au second appel, pas de réponse...
M. Layoun relève, par ailleurs, que trois signatures sont requises pour publier un décret d'expropriation: celles des ministres de la Culture, des Finances et du chef de l'État. «Moi je l'ai signé et je l'ai remis au ministre des Finances.» Mais Mohammad Safadi n'a jamais donné suite à l'affaire.
Sept années ont passé et le projet en est toujours là.


Deux questions se posent toutefois : pourquoi ne cherche-t-on pas un autre terrain pour construire la MAC? Pourquoi la culture devrait rester le parent (ultra)pauvre de cette République de plus en plus bananière?...

 

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C'EST QU'AU LIEU D'ART ET DE CULTURE... IL Y A EXTRÉMISME ET TERRORISME... AU MENU D'AUJOURD'HUI !

Sabbagha Antoine

La culture introuvable toujours dans un pays ou cette richesse tout le monde l' ignore .

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