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Économie - Crise

L’industrie française de base ressent les frémissements d’une reprise

Malgré cette tendance rassurante, le secteur reste prudent.

L'industrie française de base, comme la sidérurgie ou la mécanique, renoue avec l'optimisme en ce début d'année et laisse entrevoir les frémissements d'une reprise, sans oser parler pour autant d'embellie dans ses prévisions pour 2014.
De la fabrication de l'acier utilisé aussi bien dans le bâtiment que dans l'automobile, ou des molécules chimiques qui servent ensuite à de multiples usages, la santé de ces industries, situées en amont des chaînes de production, permet souvent d'anticiper les mouvements de la conjoncture économique générale.
Déprimée depuis le début de la crise, la sidérurgie retrouve le sourire : cet indicateur avancé de l'activité industrielle a vu sa production gagner 5 % en France l'an dernier, une tendance à la hausse qui devrait se poursuivre cette année, selon Philippe Darmayan, président de la Fédération française de l'acier (FFA).
« Pour 2014, nous sommes raisonnablement optimistes », a déclaré à l'AFP le patron de la FFA et PDG du groupe d'acier inox Aperam. La sidérurgie n'a certes pas retrouvé son moral d'acier d'avant 2008, mais d'autres secteurs devraient bénéficier de ce regain d'optimisme.
Même s'il rechigne à parler de « redémarrage », M. Darmayan confirme : « L'acier et l'acier inox sont des matériaux qui perçoivent très bien l'évolution de l'économie en général. » Pour lui, la hausse de l'acier est toutefois soutenue par les commandes de l'industrie, mais pas encore par la consommation.
Malgré cette tendance rassurante, le secteur reste prudent. D'autant plus que la France, où l'industrie automobile continue de connaître des difficultés, n'est pas à l'origine de la hausse de la demande, comme le souligne un acteur du secteur, qui préfère garder l'anonymat.
« Ce sont les exportations qui tirent la production », assure-t-il, soulignant que la croissance mondiale et de certains pays européens est en train de redonner confiance à l'acier, une tendance qui ne se reflète pas encore en France.
Du côté de la Fédération de l'industrie mécanique (FIM), l'optimisme est également de mise. Le secteur, grâce à l'aéronautique principalement, devrait s'approcher en 2014 des niveaux d'avant-crise, après une année de stagnation, marquée par un premier semestre particulièrement décevant.
« Ce n'est pas de l'euphorie, mais nous sentons quand même que c'est en train de bouger », s'est félicité son président, Jérôme Frantz, également interrogé par l'AFP.
La FIM table sur croissance de 2 % à 3 % dans l'ensemble du chiffre d'affaires de ses membres en 2014, des perspectives qui leur permettraient de renouer avec les embauches. « Si nous atteignons les 3 %, nous aurons un solde positif en termes d'emplois chez les mécaniciens », a assuré son président.
Autre secteur dont le moral se redresse : la chimie, qui s'attend cette année à une confirmation de l'amélioration ressentie en 2013 et table sur une croissance des volumes de 1,3 %.
Le président de l'Union des industries chimiques (UIC), Philippe Goebel, anticipe « une amélioration progressive » sur l'ensemble de 2014 pour la chimie française qui, selon lui, saura « tirer parti » de l'amélioration attendue de la conjoncture internationale et de la situation économique dans la zone euro.
Le secteur bénéficie essentiellement du bon comportement de la chimie minérale et de spécialités, ainsi que de celle destinée à la production de savons, parfums et produits d'entretien.
Mais la chimie française n'est pas rassurée pour autant. Elle ne cesse de rappeler que la chimie de base est férocement concurrencée par les États-Unis, où le gaz de schiste permet à l'industrie de bénéficier d'une énergie nettement plus avantageuse.
« Un de nos enjeux majeurs est constitué par le prix de l'énergie, très important pour la chimie de base comme combustible et comme matière première », a rappelé le président de l'UIC, qui n'a de cesse qu'il ne demande au gouvernement d'examiner le potentiel de gaz de schiste existant en France.
Si l'industrie de base retrouve des couleurs en France, la tendance n'est pas généralisée et d'autres secteurs ne voient toujours pas la lumière au bout du tunnel, comme dans les activités minières.
« Les minéraux et les métaux ont connu une année 2013 assez difficile », pénalisée par les prix bas de certains métaux comme le nickel ou le cuivre, reconnaît Catherine Tissot-Colle, président de la Fédération des minerais, interrogée par l'AFP,
« Nous avons de plus en plus de mal à prédire ce qui va se passer. Ce qui est sûr, c'est que la concurrence reste très dure », ajoute-t-elle, regrettant « le manque de visibilité » sur les marchés des métaux. Elle espère toutefois « une amélioration des règles du jeu » dans ce secteur, allusion au projet de réforme du code minier.

(Source : AFP)

L'industrie française de base, comme la sidérurgie ou la mécanique, renoue avec l'optimisme en ce début d'année et laisse entrevoir les frémissements d'une reprise, sans oser parler pour autant d'embellie dans ses prévisions pour 2014.De la fabrication de l'acier utilisé aussi bien dans le bâtiment que dans l'automobile, ou des molécules chimiques qui servent ensuite à de multiples usages, la santé de ces industries, situées en amont des chaînes de production, permet souvent d'anticiper les mouvements de la conjoncture économique générale.Déprimée depuis le début de la crise, la sidérurgie retrouve le sourire : cet indicateur avancé de l'activité industrielle a vu sa production gagner 5 % en France l'an dernier, une tendance à la hausse qui devrait se poursuivre cette année, selon Philippe Darmayan, président...
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