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Liban - Liban

Gouvernement : le 14 Mars reste ferme sur ses positions de principe concernant la déclaration de Baabda et le rejet du triptyque

Le président Sleiman a examiné, avec le Premier ministre désigné, les tractations en cours pour la formation du gouvernement. Photos Dalati et Nohra

Les tractations se sont intensifiées au plus haut niveau au cours des dernières vingt-quatre heures en vue de paver la voie à la formation du nouveau gouvernement. Dans la journée d'hier, le ministre joumblattiste des Affaires sociales, Waël Abou Faour, a été principalement au centre de ces concertations. Et pour cause : M. Abou Faour vient d'effectuer une visite express en Arabie saoudite où il a eu avec les dirigeants saoudiens des entretiens qui ont vraisemblablement été axés sur les développements en rapport avec la crise politique et gouvernementale dans laquelle se débat le pays. Le bilan de cette démarche a été au centre des réunions que le ministre joumblattiste a tenues hier avec, successivement, le président Michel Sleiman, le Premier ministre désigné Tammam Salam, et le chef du législatif (et leader du mouvement Amal), Nabih Berry.


Dans le cadre de ces tractations intensives, le chef de l'État a conféré avec M. Salam puis avec le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, et le député Boutros Harb, avec lesquels il a fait le point du processus de formation du gouvernement. Le Premier ministre désigné – qui s'est également entretenu avec le ministre berryste Ali Hassan Khalil – s'est abstenu de toute déclaration à sa sortie du palais de Baabda.


Mais au-delà de cette partie visible de l'iceberg – constituée des entretiens officiels et publics – ce sont sur les discussions entreprises en coulisses, loin des feux de la rampe, que se porte toute l'attention des milieux politiques locaux. Il ressort de ces discussions qu'un bémol a été apporté au cours des dernières vingt-quatre heures au climat d'optimisme soutenu qui a entouré ces derniers jours les efforts portant sur l'aplanissement des obstacles qui entravent la naissance du cabinet Salam. Si bien qu'un haut responsable qui suit de près les démarches effectuées sur ce plan souligne que les chances de formation d'un gouvernement rassembleur, regroupant des représentants du 14 Mars et du 8 Mars – en sus du camp dit « centriste » – sont tombées au-dessous de la barre des 50 pour cent.

 

Un problème de fond
Le principal problème qui se pose dans ce cadre repose sur des questions fondamentales de fond portant – on l'aura deviné – sur le dossier épineux de la posture guerrière du Hezbollah. En clair, le camp du 14 Mars – dans ses différentes composantes – adopte une position ferme de principe au sujet de ce dossier. Il rejette ainsi de façon catégorique toute allusion dans la déclaration ministérielle et dans le programme du futur gouvernement au triptyque « armée-peuple-résistance » auquel reste attaché le Hezbollah. En outre, le 14 Mars réclame un engagement clair et sans équivoque du Hezbollah à respecter la teneur de la déclaration de Baabda qui stipule, notamment, que le Liban doit adopter une position de neutralité à l'égard des conflits régionaux, et plus particulièrement de la crise syrienne. Le camp souverainiste insiste pour que cet engagement soit pris par le Hezbollah de manière claire avant la formation du gouvernement.


Les diverses composantes et personnalités du 14 Mars auraient arrêté une position unifiée à cet égard et l'auraient communiquée au cours des dernières vingt-quatre heures au président Sleiman, en prenant bien soin de souligner que les tractations en vue de la formation du gouvernement ne sauraient aller de l'avant si le Hezbollah ne renonce pas au préalable au triptyque « armée-peuple-résistance » et s'il ne réaffirme pas publiquement son soutien sans faille à la déclaration de Baabda. Cette position a d'ailleurs été évoquée par le député haririen Atef Majdalani qui a déclaré que le courant du Futur réclame « un aval clair, franc et public à la déclaration de Baabda ».


Cette attitude de principe ferme du 14 Mars ne semble pas toutefois recevoir un écho favorable dans les milieux du 8 Mars. Le leader du mouvement Amal (et chef du législatif) a ainsi réaffirmé hier, dans une déclaration à la presse, son attachement au fameux triptyque, soulignant que toute discussion à ce propos devrait être engagée après, et non pas avant, la formation du gouvernement, dans le cadre de l'élaboration de la déclaration ministérielle, ce que refuse le 14 Mars.


Il reste que les milieux qui manifestent malgré tout un optimisme à toute épreuve continuent de croire, en dépit de ce problème de fond, en la possibilité de mettre sur pied un gouvernement rassembleur d'ici à la fin du mois. C'est toutefois sans compter avec les réserves exprimées par les pôles du Courant patriotique libre qui soulignent que pour l'heure, nul ne les a consultés au sujet des négociations en cours, plus particulièrement en ce qui concerne le principe de l'alternance dans la répartition des portefeuilles, réclamée avec insistance par le 14 Mars. Les sources aounistes soulignent que par voie de conséquence, le CPL n'est pas concerné, du moins à ce stade, par tout accord qui pourrait naître des discussions engagées par le tandem Hezbollah-Amal.


En tout état de cause, l'attente ne devrait pas durer encore trop longtemps. Si, du moins, le président Sleiman s'en tient à ses précédentes déclarations dans lesquelles il avait affirmé qu'un nouveau gouvernement verra le jour avant la fin du mois.

 

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Les tractations se sont intensifiées au plus haut niveau au cours des dernières vingt-quatre heures en vue de paver la voie à la formation du nouveau gouvernement. Dans la journée d'hier, le ministre joumblattiste des Affaires sociales, Waël Abou Faour, a été principalement au centre de ces concertations. Et pour cause : M. Abou Faour vient d'effectuer une visite express en Arabie saoudite où il a eu avec les dirigeants saoudiens des entretiens qui ont vraisemblablement été axés sur les développements en rapport avec la crise politique et gouvernementale dans laquelle se débat le pays. Le bilan de cette démarche a été au centre des réunions que le ministre joumblattiste a tenues hier avec, successivement, le président Michel Sleiman, le Premier ministre désigné Tammam Salam, et le chef du législatif (et leader du...
commentaires (3)

Bravo pour le 14 Mars qui ne lâche plus du leste. Je ne retiendrai,cependant, qu'un seul point, et c'est la déconfiture totale des Aounistes a qui plus personne ne donne de l'importance. Ils sont isolés a tous les niveaux et nul n'en a a ciré de leurs desiderata qui ne sont jamais en place. Devant le danger qui menace le Pays, au lieu de s'occuper du fond, ils en sont eux encore a chercher a préserver les postes du gendre et de ses acolytes. Franchement c'est a en pleurer! Je comprend pourquoi le Hezbollah a eu peur des élections et a imposé la reconduction des parlementaires. Cela aura été la Bérézina!

Pierre Hadjigeorgiou

09 h 13, le 16 janvier 2014

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Commentaires (3)

  • Bravo pour le 14 Mars qui ne lâche plus du leste. Je ne retiendrai,cependant, qu'un seul point, et c'est la déconfiture totale des Aounistes a qui plus personne ne donne de l'importance. Ils sont isolés a tous les niveaux et nul n'en a a ciré de leurs desiderata qui ne sont jamais en place. Devant le danger qui menace le Pays, au lieu de s'occuper du fond, ils en sont eux encore a chercher a préserver les postes du gendre et de ses acolytes. Franchement c'est a en pleurer! Je comprend pourquoi le Hezbollah a eu peur des élections et a imposé la reconduction des parlementaires. Cela aura été la Bérézina!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 13, le 16 janvier 2014

  • GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE SANS TIERS DE BLOCAGE, SANS TRIPTYQUE ET AVEC LA DÉCLARATION DE BAABDA... AUTREMENT CE NE SERAIT POINT UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 12, le 16 janvier 2014

  • LA SITUATION. A force de tourner et de tourner et de tourner en rond, depuis plus de neuf mois, à la fois autour de tout, le Liban se trouve en un vertige déjà chronique. Ce tout est ce qui suit : Tout particulièrement en 2013, le Hezbanomalie -qui "anomalise" ce pays- s'est lancé dans toutes les aventures et toutes les dérives, plongeant et faisant plonger ce dernier dans la guerre sectaire en Syrie, déjà la plus sale du siécle. Plus de 60% des citoyens lui crient depuis le début de l'année écoulée : Mais où allez-vous et nous entraînez-vous ? Et le guide suprême du Hezbanomalie, qui s'est imposé comme guide suprême du Liban, leur répond avec le plus grand dédain : allez vous-en, "nous n'avons pas de temps pour vous". C'est autour de cela que le Liban tourne et tourne et tourne en rond au point d'en avoir un vertige incontrolable. Voilà !

    Halim Abou Chacra

    06 h 46, le 16 janvier 2014

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