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Liban

À Wadi Khaled, moult questions sont soulevées sur le cas de l’auteur présumé de l’attentat de Haret Hreik

Les habitants de Wadi Khaled sont dans un état de choc après avoir appris que l'auteur de l'attentat-suicide du 2 janvier, à Haret Hreik, pourrait être l'un des leurs, Kotayba Satem. L'auteur présumé de l'attentat était un jeune homme ordinaire, rapporte Rayan Majed de Now Lebanon.
« C'est la première fois qu'une chose pareille arrive à Wadi Khaled. Il n'y a pas de fondamentalisme dans notre région qui compte une majorité sunnite mais aussi des chiites, des alaouites, des druzes et des chrétiens », indique le président du conseil municipal de Farad, Berry Khalaf.
Wadi Khaled est une région calme où, malgré la présence des réfugiés syriens arrivés en masse depuis le début des événements en Syrie, aucun problème n'a été signalé. Ici, tout se règle à l'amiable entre les clans et les tribus.
De tout temps, la région a été délaissée par le gouvernement et ses habitants ont compté sur le trafic de biens entre le Liban et la Syrie, un travail qui s'est arrêté avec le début de la guerre en Syrie et le minage de la frontière.
Les habitants de Wadi Khaled sont donc au chômage. Seuls 5 % sont employés auprès de l'administration et 20 % disposent de petits commerces, mais ils sont malheureusement concurrencés par les Syriens qui se sont réfugiés dans la région. Selon le vice-président du conseil municipal de Hiché, Ahmad Ali, le chômage, la pauvreté et le manque d'opportunités influent de plus en plus négativement sur les jeunes de la région.
Kotayba Satem, selon son père et d'autres membres de sa famille, était un jeune homme ordinaire. Il priait, observait le jeûne du ramadan, aimait la musique et se rendait aux mariages auxquels il était invité. Il appartient à une famille aisée de Wadi Khaled. Son père est un notable de la région et possède des magasins de vêtements. Kotayba Satem a fréquenté l'université canadienne de Tripoli pour suivre des cours d'architecture. Au bout de la deuxième année universitaire, son père a senti que le jeune homme avait changé ; à l'université il fréquentait des fondamentalistes. Le père a donc décidé, il y a deux mois, de l'inscrire dans une école technique à Wadi Khaled.
En juin dernier, Kotayba s'était rendu à Ersal et de cette localité libanaise il était entré au village de Karra en Syrie où il était resté cinq jours. Il y a ceux qui se rendent en Syrie pour se livrer à un trafic de biens et se faire un peu d'argent et il y a d'autres qui y vont pour se battre.
Selon le reportage de Now Lebanon, à Wadi Khaled, beaucoup de jeunes gens menacent leurs parents de partir se battre en Syrie, d'autres franchissent le pas. On raconte l'histoire d'un adolescent qui a échoué à l'école et qui a fui à Ersal tentant de se rendre en Syrie pour échapper aux représailles de son père. Les habitants de Ersal l'ont remis à ses parents. Il y a aussi un autre jeune homme qui a menacé ses parents de partir en Syrie si jamais ils n'acceptaient pas son mariage de la fille qu'il aime.

Les questions soulevées par les habitants
Les derniers temps, avant sa disparition, Kotayba priait dans une mosquée tenue par un cheikh Salafi, Imad Mlabass. Ce dernier a indiqué que le jeune homme critiquait les explosions et les attentats-suicide, soulignant qu'il n'était pas salafiste et qu'il n'a jamais pris des cours dans ce cadre. Le cheikh a été très surpris par l'information mais il est sûr que Kotayba a été enlevé dans la Békaa et placé dans la voiture piégée qui a explosé dans la banlieue sud de Beyrouth.
Kotayba, qui est né en 1994, avait disparu quatre jours avant l'explosion. Ses parents pensent qu'il s'était rendu à Ersal et ils avaient prévenu les services de renseignements de l'armée de sa disparition. Ce n'est que cinq jours après sa disparition que son corps a été retrouvé à bord de la voiture qui a été retrouvée à Hareth Hreik.
Le vice-président du conseil municipal de Hiché, Ahmad Ali, ainsi que d'autres habitants de la localité se posent des questions concernant l'enquête relative à l'explosion de Haret Hreik. Pourquoi l'identité de Kotayba a rapidement été annoncée, pourquoi rien n'a filtré au sujet du deuxième homme qui était supposé être assis à côté de lui et qui aurait quitté le véhicule avant l'explosion ? Comment une voiture volée il y a dix jours et recherchée par la police a pu facilement pénétrer une zone aussi sécurisée et de quelle manière l'extrait d'état civil de Kotayba Satem a été facilement retrouvé sur le toit d'un immeuble de huit étages ?
Les habitants de Wadi Khaled estiment que leurs interrogations sont légitimes et cela même s'il s'avère que c'est effectivement Kotayba Satem qui a perpétré l'attentat-suicide.

Les habitants de Wadi Khaled sont dans un état de choc après avoir appris que l'auteur de l'attentat-suicide du 2 janvier, à Haret Hreik, pourrait être l'un des leurs, Kotayba Satem. L'auteur présumé de l'attentat était un jeune homme ordinaire, rapporte Rayan Majed de Now Lebanon.« C'est la première fois qu'une chose pareille arrive à Wadi Khaled. Il n'y a pas de fondamentalisme dans notre région qui compte une majorité sunnite mais aussi des chiites, des alaouites, des druzes et des chrétiens », indique le président du conseil municipal de Farad, Berry Khalaf.Wadi Khaled est une région calme où, malgré la présence des réfugiés syriens arrivés en masse depuis le début des événements en Syrie, aucun problème n'a été signalé. Ici, tout se règle à l'amiable entre les clans et les tribus.De tout temps, la...
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