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Économie - Liban - Polémique

Hoayek : Le bilan du ministère de l’Agriculture est « un échec »

Le président de l'association des agriculteurs s'en est de nouveau violemment pris au ministère, l'accusant de négligence et d'incompétence.

Le président de l’association des agriculteurs, Antoine Hoayek, a dressé hier un bilan négatif de la période englobant les trois dernières années, au cours desquelles le ministère « n’a pas réussi à alléger les problèmes du secteur ».

Le président de l'association des agriculteurs, Antoine Hoayek, a dénoncé hier l'« échec » du ministère de l'Agriculture.
Il a dressé un bilan négatif de la période englobant les trois dernières années, au cours desquelles le ministère « n'a pas réussi à alléger les problèmes du secteur, demeuré vulnérable face aux catastrophes (naturelles) », à tout genre d'obstacles et aux pratiques de corruption, le tout générant « des risques élevés, qui ont découragé les investissements ».
Il a ainsi rappelé, à titre d'exemple, qu'une série de recommandations, approuvées par l'ensemble des partis politiques, avaient été proposées en février 2009 lors du Forum socio-économique organisé par la Commission de l'Union européenne. Ces dernières, inscrites dans le cadre d'une stratégie globale de soutien au secteur agricole, comprenaient un projet d'octroi de prêts au secteur, le développement de lois bancaires nationales appropriées, ainsi que la modernisation des politiques d'assurance relatives aux dangers et aux catastrophes naturelles. « Ces recommandations ont été soumises (en 2009) au Conseil des ministres, mais n'ont en aucun cas été suivies », a martelé M. Hoayek.
M. Hoayek est également revenu sur l'annulation du calendrier agricole en 2012 « sans que le ministère ne se batte pour le renouveler, comme il le devrait », a-t-il noté. Une abstention qui, selon lui, a fait vaciller des acquis obtenus « après un long combat » et provoqué un sérieux manque à gagner pour le secteur « d'autant plus que le ministère a refusé d'imposer des contrôles plus stricts sur les importations, ce qui aurait mieux protégé la production nationale », a-t-il dénoncé.
Le président de l'association des agriculteurs s'en est également pris à l'Institut de recherche agricole (IRAL) – organisation placée sous l'autorité du ministère de l'Agriculture – qu'il a accusé de négligence et d'amateurisme. « Une expérience scientifique menée sur des vignes dans la Békaa a provoqué en 2010 des catastrophes », a-t-il dénoncé sans livrer plus de détail. « Et l'IRAL a négligé son rôle de prévention et d'alerte, comme cela a été démontré avec les vagues de gel survenues en octobre dernier, qui ont endommagé les récoltes de légumes dans les zones touchées. L'Institut n'a pas levé le petit doigt pour alerter les agriculteurs, une négligence pour laquelle personne n'a rendu de comptes », a-t-il conclu.
Face à ce nouveau bombardement d'accusations, le ministre Hajj Hassan était injoignable au moment de rédaction de cet article.
Ce n'est pas la première fois que M. Hoayek vise de ses accusations le ministère de l'Agriculture et son ministre, Hussein Hajj Hassan. Rappelons qu'en mars 2013, la polémique avait enflé lorsque le président de l'association des agriculteurs avait dénoncé, conjointement avec le journal al-Mostaqbal « les pratiques mafieuses » et « la mainmise de fer » de M. Hajj Hassan.
M. Hoayek avait, déjà à l'époque, accusé le ministre d'empêcher l'aboutissement d'un projet de création d'une Caisse de crédit agricole, une allégation qu'avait balayée M. Hajj Hassan. Indiquant que le projet avait été relégué « aux oubliettes » par l'ancien Premier ministre, Fouad Siniora, le ministre avait relevé que les faits étaient « bien antérieurs » à son mandat.

 

Le président de l'association des agriculteurs, Antoine Hoayek, a dénoncé hier l'« échec » du ministère de l'Agriculture.Il a dressé un bilan négatif de la période englobant les trois dernières années, au cours desquelles le ministère « n'a pas réussi à alléger les problèmes du secteur, demeuré vulnérable face aux catastrophes (naturelles) », à tout genre d'obstacles et aux pratiques de corruption, le tout générant « des risques élevés, qui ont découragé les investissements ».Il a ainsi rappelé, à titre d'exemple, qu'une série de recommandations, approuvées par l'ensemble des partis politiques, avaient été proposées en février 2009 lors du Forum socio-économique organisé par la Commission de l'Union européenne. Ces dernières, inscrites dans le cadre d'une stratégie globale de soutien au...
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