Les marchés d'actions ont récompensé les indices des pays aux politiques monétaires les plus agressives cette année. En témoigne l'envolée historique de 56 % du Nikkei . Une performance largement supérieure à celle, de 38 %, enregistrée par le Nasdaq qui a bénéficié de la politique monétaire ultra-accommodante de la Fed, alors que l'indice Euro Stoxx a lui progressé de plus de 17 %. Les grands perdants auront été les marchés émergents.
L'indice Nikkei a ainsi enregistré sa meilleure performance depuis 1972. À 16 232,69 points vendredi, il est revenu à ses plus hauts niveaux depuis six ans. Une performance à mettre au crédit de la politique monétaire agressive de la BoJ, qui a fait chuter le yen de 20 % contre le dollar sur 2013. Les investisseurs internationaux ont acheté 15 000 milliards de yens (100 milliards d'euros) en actions japonaises sur l'année, contre seulement 2 130 milliards en 2012.
Côté américain, l'indice S&P 500 a progressé de 29 %, sa sixième année consécutive de hausse et la plus forte depuis 2009, et le Nasdaq de 38 %. L'indice S&P traite sur des valorisations de 16,3 fois les résultats anticipés sur 2013, contre 14,1 fois pour le FTSE britannique, 15,7 fois pour le MSCI Europe hors Royaume-Uni et 15,5 fois pour le Topix japonais.
En Europe, l'indice global Euro Stoxx affiche une performance de 17 % sur 2013 qui masque de fortes disparités entre pays. En hausse de 25 %, mais dividendes inclus, le DAX a largement surperformé le CAC 40 français, qui affiche une hausse en ligne avec l'indice européen. En outre, « les économies périphériques (Irlande, Grèce et Espagne) ont surperformé l'indice global européen », ajoute Aberdeen. L'indice irlandais ISEQ est ainsi en hausse de 33 %, l'Ibex espagnol de 20 % et l'ASE grec de 28 %.
Si « l'année 2013 restera dans les annales des bonnes années boursières » selon Amundi, les pays émergents n'en ont pas bénéficié. L'indice brésilien Ibovespa a ainsi chuté de 16 %, l'indice mexicain de 3 % et l'indice de Shanghai de 7 %, alors qu'à Hong Kong, le Hang Seng ne progresse que de 3 % et que l'indice Kospi sud-coréen est stable. Les seuls indices à tirer leur épingle du jeu sont le Sensex indien, en hausse de 9 %, et l'indice chinois de Shenzhen, composé surtout de plus petites valeurs et de sociétés privées, qui s'est envolé de 19 % cette année.
Économie
2013, le Nikkei medaillé d’or...
OLJ / le 31 décembre 2013 à 00h00

