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Nos lecteurs ont la parole - Rana Hatem Slim

Une lumière s’éteint...

« Liban, tant de sang tant de vie
Qui peut dire pour qui ?
Qui peut dire pour quoi
Tout ces gens qui vivaient en paix
Ont un jour perdu le secret qui les rassemblait. »
Une énième explosion, un énième attentat, nouveau déferlement de haine, nouvelle escalade de violence... et toujours plus de vies arrachées.
Mohammad Chatah, son garde du corps et toutes les victimes, partis pour qui ? Pour quoi ? Journée noire que celle de vendredi, journée douloureuse.
Mohammad Chatah, lui qui prônait la tolérance, la mixité, le droit à chacun à l'expression ;
lui qui défendait ses idées par les mots, lui qui avait une vision qu'on pouvait partager ou pas pour le Liban, mais qui la revendiquait avec conviction, fermeté et sans porter atteinte au droit de penser d'autrui.
Mohammad Chatah, voilà comment ils lui ont répondu.
Les seuls éléments de réponse pour lui faire face : une bombe ?
Ne faut-il pas qu'ils soient si lâches pour agir ainsi dans l'ombre ?
Ne faut-il pas qu'ils soient si faibles pour n'avoir d'autres armes que la violence et la haine ?
Ne faut-il pas qu'ils soient si impuissants pour n'avoir d'autres moyens de communication que la mort ?
Ne faut-il pas qu'ils n'aient
finalement rien à dire et à répondre pour agir ainsi ?
Il n'y a pas de mots pour décrire ce que l'on ressent lorsqu'un acte si barbare est commis. Juste un cri de révolte.
Je me désole pour le Liban, j'ai mal à mon pays.
Un dialogue semble bien utopique lorsqu'on ne parle pas le même langage. Entre la parole et la violence, aucun terrain de communication ne peut s'établir.
Malgré tout, je pense et du moins je l'espère que lorsqu'une lumière s'éteint, ce n'est qu'une ombre qui passe, la lumière peut faiblir à un moment, mais jamais elle ne s'éteint vraiment.

 

« Liban, tant de sang tant de vieQui peut dire pour qui ?Qui peut dire pour quoiTout ces gens qui vivaient en paixOnt un jour perdu le secret qui les rassemblait. »Une énième explosion, un énième attentat, nouveau déferlement de haine, nouvelle escalade de violence... et toujours plus de vies arrachées.Mohammad Chatah, son garde du corps et toutes les victimes, partis pour qui ? Pour quoi ? Journée noire que celle de vendredi, journée douloureuse.Mohammad Chatah, lui qui prônait la tolérance, la mixité, le droit à chacun à l'expression ;lui qui défendait ses idées par les mots, lui qui avait une vision qu'on pouvait partager ou pas pour le Liban, mais qui la revendiquait avec conviction, fermeté et sans porter atteinte au droit de penser d'autrui.Mohammad Chatah, voilà comment ils lui ont répondu.Les seuls...
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