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Moyen Orient et Monde - Irak

Un député sunnite de Ramadi arrêté, son frère et cinq gardes tués

Des Irakiens manifestent devant la maison du député Ahmad al-Alwani à Ramadi, scandant à son intention « avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifierons pour toi ». Azhar Shallal/AFP

Les forces de sécurité irakiennes ont arrêté samedi à l'ouest de Bagdad Ahmad al-Alwani, un député sunnite connu pour son soutien aux manifestants anti-gouvernement. Ce raid risque d'alimenter encore un peu plus le mécontentement de la minorité sunnite en Irak et la spirale des violences qui frappent le pays. « Cinq des gardes d'Alwani et son frère ont été tués, et huit autres personnes ont été blessées, tandis que 10 membres des forces de sécurité ont également été blessés », a déclaré un officier de police. Un médecin à l'hôpital de Ramadi a confirmé le bilan.
Selon le ministère de la Défense, le raid visait Ali, le frère du député, soupçonné de terrorisme. Les deux frères et leurs gardes ont alors ouvert le feu. Ali al-Alwani a été blessé puis est décédé à l'hôpital, deux gardes ont également été blessés et le député a été arrêté, a précisé le général Ali Ghaidan Majid, chef de l'armée de terre. Les forces spéciales irakiennes ont ensuite publié une photo floue d'Ahmad al-Alwani, la tête basse, en assurant que le député quadragénaire avait été arrêté par les forces antiterroristes. Le président du Parlement, le sunnite Oussama al-Noujaïfi, a dénoncé cette arrestation, estimant qu'elle violait la Constitution irakienne et l'immunité parlementaire de M. Alwani. Le puissant chef chiite, Moqtada Sadr, a appelé lors d'une conférence de presse les forces de sécurité à ne pas adopter d'attitude sectaire. « Si vous êtes un soldat chiite, vous êtes le frère d'un sunnite, d'un chrétien ou d'un Kurde », a-t-il affirmé.

Contestation sunnite
Des centaines de personnes portant des armes automatiques ont manifesté devant la maison du député à Ramadi, scandant à son intention « avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifierons pour toi », a constaté un journaliste de l'AFP. À Falloujah, également à l'ouest de Bagdad, d'autres manifestants se sont rassemblés par centaines, selon la police.
Le député sunnite était connu pour avoir régulièrement apporté son soutien aux protestataires qui campent sur l'autoroute près de Ramadi pour dénoncer le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki.
Ce mouvement de protestation avait éclaté l'année dernière, après l'arrestation pour des soupçons de terrorisme de gardes de Rafah al-Issawi, un politicien sunnite influent, alors ministre des Finances.
Ces arrestations avaient été considérées comme un exemple supplémentaire de l'abus par les autorités de l'arsenal juridique antiterroriste à l'encontre de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée.
La tension est particulièrement vive en Irak, où les violences sont remontées au niveau de 2008, quand le pays sortait à peine d'un conflit confessionnel dévastateur. Ces violences n'ont pas cessé samedi dans le pays, où des attentats-suicide et des hommes armés ont tué au moins sept personnes, dont trois policiers et deux soldats, selon des responsables. Hier, quatre militaires, dont trois haut gradés de l'armée irakienne, ont été également tués dans un attentat-suicide à Mossoul, dans le nord de l'Irak, ont annoncé la police et une source hospitalière.
(Source : AFP)

 

Les forces de sécurité irakiennes ont arrêté samedi à l'ouest de Bagdad Ahmad al-Alwani, un député sunnite connu pour son soutien aux manifestants anti-gouvernement. Ce raid risque d'alimenter encore un peu plus le mécontentement de la minorité sunnite en Irak et la spirale des violences qui frappent le pays. « Cinq des gardes d'Alwani et son frère ont été tués, et huit autres personnes ont été blessées, tandis que 10 membres des forces de sécurité ont également été blessés », a déclaré un officier de police. Un médecin à l'hôpital de Ramadi a confirmé le bilan.Selon le ministère de la Défense, le raid visait Ali, le frère du député, soupçonné de terrorisme. Les deux frères et leurs gardes ont alors ouvert le feu. Ali al-Alwani a été blessé puis est décédé à l'hôpital, deux gardes ont...
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