Le bilan de l'attentat-suicide contre un poste de sécurité à 50 km de Benghazi dans la nuit de samedi à dimanche s'élève à 13 morts, a indiqué hier le gouvernement libyen, qui l'a qualifié « d'acte terroriste ».
Un premier bilan avait fait état de 7 morts et 8 blessés dans cette attaque, la première du genre perpétrée par une voiture piégée contre le point de sécurité al-Srir. L'hôpital al-Morj (100 km à l'est de Benghazi) a admis hier matin les dépouilles mortelles de 3 personnes ainsi que 17 blessés, a indiqué une source du ministère de la Santé sous le couvert de l'anonymat. Le centre hospitalier de Benghazi a de son côté admis 4 corps ainsi que des morceaux de chair humaine qui pourraient appartenir au kamikaze, a ajouté cette source, précisant que trois blessés ont été admis en soins intensifs.
« Cet acte de traîtrise intervient au moment où l'armée libyenne, en particulier les forces spéciales Saïka (une unité de l'armée libyenne chargée de sécuriser Benghazi), déploie des efforts pour instaurer la sécurité (...) notamment dans la ville de Benghazi », a déploré le gouvernement dans son communiqué. Les autorités libyennes, qui ont décrété un deuil de trois jours, se sont engagées à poursuivre leurs efforts pour la formation d'une armée et d'une police, appelant à l'unité face à de tels actes.
Depuis la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la région orientale de la Libye, et en particulier Benghazi, est le théâtre d'une série d'attaques et d'assassinats. Le chef des services de renseignements militaires de Benghazi a été tué vendredi lors d'une visite chez des proches à Derna, également dans l'est du pays en proie à une insécurité persistante. Ces derniers mois, les assassinats visant des militaires, des policiers, des juges, des notables et responsables de médias à Benghazi et à Derna ont fait plus de 300 morts, mais les autorités n'ont pas réussi à arrêter leurs auteurs.
(Source : AFP)


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