Trois phrases cultes de la politique internationale prononcées par trois grands hommes qui ont marqué ces dernières 50 années de politique internationale : John F. Kennedy, Martin Luther King et Barack Obama...
Et si nous en faisions nos devises ?
«Ich bin ein Berliner»: 99,99% des Libanais aimeraient dire « Ana Lebnéneh wou bass », car on en a marre de nos politiciens qui sont avant tout autre chose que libanais. Ne serait-il pas temps qu'ils écoutent la voix de leur peuple de façon à pouvoir dire durant leurs élections je suis la vox populi.
Pourquoi devons-nous être à la merci des politiques et politiciens des pays qui nous entourent – je dirai même plus : qui sont à des milliers de kilomètres de nous ?
« I have a dream » : 99,99 % d'entre nous rêvent d'un Liban qui n'appartiendrait qu'à eux seuls et dans lequel ils pourront s'exprimer librement, sans aucune pression extérieure et ne résoudre que les seuls problèmes concernant le Liban. Ces 99,99 % rêvent aussi qu'aucun pays externe ne vient régler les problèmes de leur pays. Donc, messieurs nos politiciens, encore une devise qui vous demande de ne rêver que du Liban, et non pas de ce que peut vous apporter à titre personnel les pays externes.
«Yes we can»: là aussi 99,99% du peuple libanais veut avoir un pays à lui seul, donc neutre. Et ils sont, ces 99,99 %, capables d'édifier ce Liban neutre, comme ils sont en train de le faire dans
tous les domaines, culturel, économique, social, financier, etc. Oui, ils peuvent le faire mais à une seule condition : que vous, nos politiciens, vous ne vous mêliez que de la politique de notre pays et de rien d'autre, et de penser Liban seulement et avant tout.
Avant la guerre de 1975, nous n'avions besoin d'aucune aide économique, politique ou sociale, d'aucun pays. J'irai même plus loin : depuis des siècles, nous n'avons jamais eu besoin de quiconque. Nous avons toujours servi d'exemple aux autres. Pourquoi maintenant devons-nous être tributaires d'eux ? « Yes we can » survivre et même prospérer sans eux.
Où que nous soyons allés nous installer, nous avons apporté un plus, sauf dans notre pays. Quant à vous, messieurs nos politiciens, vous nous avez apporté le moins.
Afin de faire nôtres ces trois devises, qui sont importantes pour nous, je reviendrai sur l'urgence qu'il y a de doter le Liban d'un statut de neutralité que j'avais réclamé il y a plus de deux ans déjà, et qui maintenant commence à prendre forme dans certains esprits. Un grand merci à l'ambassadeur du Royaume-Uni qui en a parlé ouvertement et qui clame haut et fort que ça serait notre planche de salut. Un grand merci aussi aux représentants de l'Autriche et de la Suisse pour leur conférence axée sur la neutralité du Liban.
Profitons de l'élan de politiciens internationaux qui pensent ce que 99,99 % des Libanais souhaitent et pensent tout bas.
Nabil J. TABET

