La question n'est pas tant de savoir si la Fed va sortir du QE, mais quand ? Amorcer la sortie cette semaine ou un peu plus tard ? Il y a des arguments dans les deux sens (voir paragraphe ci-dessous). Le consensus table en majorité pour le statu quo (un tiers environ des observateurs penchent pour une réduction des achats de titres publics).
En faveur d'une sortie immédiate, l'argument majeur est la bonne tenue du marché du travail, illustrée par une multiplicité d'indicateurs et, par-dessus tout, un taux de chômage tombé à 7 % en novembre. Il y a six mois, Ben Bernanke (qui le regrette peut-être) disait que le QE sera terminé quand le chômage serait à 7 % ! De plus, l'économie a résisté à la remontée des taux. Enfin, la conclusion d'un accord sur le budget pour 2014 et 2015 devrait réduire l'incertitude fiscale, facteur qui avait joué un rôle important dans la décision du FOMC de ne rien changer en septembre. À noter que cet accord ne prévoit pas la prolongation de la durée des allocations chômage, qui était passée de 6 mois à près de 2 ans depuis 2008. Si cette mesure devait expirer, le taux de chômage pourrait même techniquement baisser d'un demi-point et atteindre le seuil critique de 6,5 %. Garder le QE inchangé dans ces conditions compliquerait beaucoup la communication de la Fed.
Économie
FOMC : pour une réduction du QE... dès décembre
OLJ / le 17 décembre 2013 à 00h00


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