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Économie - Secteur Bancaire

La Slovénie en passe d’éviter un plan de secours européen

La Slovénie ne devrait pas devenir le sixième pays de la zone euro à demander le secours de ses pairs, après le verdict annoncé hier des experts sur son secteur bancaire.
Lors d'une conférence de presse, la Banque centrale du petit pays de l'ex-Yougoslavie a annoncé un besoin d'un peu moins de 4,8 milliards d'euros pour recapitaliser les établissements financiers slovènes.
Le gouvernement avait prévu ces derniers jours un volume de recapitalisation de 4,7 milliards, et estimé qu'il suffirait. Le résultat des tests de résistance supervisés par l'Union européenne (UE), qui a permis l'évaluation finale de 4,778 milliards, était donc attendu avec confiance par la Première ministre, Alenka Bratusek, qui s'emploie depuis huit mois, selon ses propres termes, à « éteindre l'incendie » afin d'éviter à la Slovénie le sort de Chypre, remise à flot au printemps par une aide internationale.
La recapitalisation des trois grandes banques publiques Nova Ljubljanska Banka (NLB), Nova Kreditna Banka Maribor (NKB) et Abanka mobilisera à elle seule environ 3 milliards. L'État injectera les deux tiers de ce montant en capital, le dernier tiers étant assuré par l'émission de bons, a précisé le ministre des Finances, Uros Cufer, lors d'une conférence de presse conjointe avec Bostjan Jazbec, le gouverneur de la Banque centrale slovène. Un milliard de bons ont été émis mercredi, et une nouvelle émission est prévue au 1er trimestre de 2014, selon M. Cufer.
M. Jazbec a précisé pour sa part que la recapitalisation des trois banques les plus plombées interviendrait dès l'obtention de l'accord de la Commission européenne. L'autre objet des tests de résistance ou « stress tests » était de fixer le volume des mauvaises créances destinées à être transférées dans une structure de défaisance, ou « bad bank ».
M. Cufer a indiqué hier que 4,5 milliards de ces mauvaises créances seraient transférés dans une bad bank. Mais aucun chiffre n'a été confirmé quant au montant total de ces mauvaises créances, évalué précédemment à 7,9 milliards d'euros.
La Slovénie est engluée dans la récession depuis 2011, et le gouvernement ne prévoit pas de retour de la croissance avant 2015. Mme Bratusek a déjà diminué deux fois les salaires du secteur public. Les retraites ont été gelées, les prestations sociales réduites, et certains impôts ont augmenté.
Les deux millions de Slovènes éprouvent durement les efforts qui leur sont demandés, et l'instabilité politique, une plaie traditionnelle dans le pays, demeurera une menace réelle dans les prochains mois.
(Source : AFP)

La Slovénie ne devrait pas devenir le sixième pays de la zone euro à demander le secours de ses pairs, après le verdict annoncé hier des experts sur son secteur bancaire.Lors d'une conférence de presse, la Banque centrale du petit pays de l'ex-Yougoslavie a annoncé un besoin d'un peu moins de 4,8 milliards d'euros pour recapitaliser les établissements financiers slovènes.Le gouvernement avait prévu ces derniers jours un volume de recapitalisation de 4,7 milliards, et estimé qu'il suffirait. Le résultat des tests de résistance supervisés par l'Union européenne (UE), qui a permis l'évaluation finale de 4,778 milliards, était donc attendu avec confiance par la Première ministre, Alenka Bratusek, qui s'emploie depuis huit mois, selon ses propres termes, à « éteindre l'incendie » afin d'éviter à la Slovénie le sort...
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