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Moyen Orient et Monde - Hommage

Les Sud-Africains émus à la vue de la dépouille mortelle de Mandela

Célébration festive au Cap, chantant la vie et l'œuvre de Madiba.

Tôt hier matin, le cercueil de Mandela a quitté l’hôpital militaire pour la présidence, empruntant une route symbolique, devant la prison centrale où Madiba fut détenu en 1962, puis la Haute Cour où il fut jugé pour haute trahison en 1963-1964, procès qui allait aboutir à ses 27 ans de prison. Sur le parcours du convoi, la foule a fait un dernier signe au combattant de la lutte contre l’apartheid, certains lançant des fleurs, d’autres brandissant un poing fermé. Siphiwe Sibeko/Reuters

Submergés par l'émotion, des milliers de Sud-Africains ont commencé hier à rendre un ultime hommage d'adieu, personnel cette fois, à Nelson Mandela. La file d'attente pour s'incliner devant sa dépouille atteignait un kilomètre et demi dans l'après-midi. Beaucoup de gens comparaient la scène aux files gigantesques qui s'étaient formées devant les bureaux de vote, lors des premières élections démocratiques postapartheid de 1994, qui permirent à Mandela d'accéder au pouvoir.
Dans le grand amphithéâtre de plein air devant Union Buildings, celui-là même où Mandela avait été investi président, les Sud-Africains ordinaires se succédaient, en un flux lent mais soutenu, de part et d'autre du cercueil, ouvert et laissant apparaître visage et buste du père de la nouvelle Afrique du Sud. Les visiteurs, qui pour beaucoup avaient attendu depuis l'aube, se recueillaient brièvement, se signaient pour certains. D'autres étaient brutalement saisis par la réalité de la perte, avec ce dernier regard, qui était pour beaucoup le
premier de leur vie, sur le premier président noir du pays. Des femmes étaient consolées, ou gentiment amenées à l'écart par des policiers ou des proches.
En fin de matinée, les dirigeants étrangers ou personnalités encore présents en Afrique du Sud après la cérémonie de mardi – comme Bono, Bill Clinton, Goodluck Jonathan, Robert Mugabe – avaient été parmi les premiers, après la famille Mandela, à se recueillir devant le cercueil. Émue aux larmes, Graça Machel, la veuve mozambicaine de Mandela s'était arrêtée longuement, posant ses mains sur le cercueil, en une pose grave, avant de se détourner. Winnie, l'ex-épouse de Mandela, ou la top model, Naomi Campbell, ne pouvaient davantage retenir leurs larmes après le passage près du cercueil, que les visiteurs pouvaient approcher jusqu'à un mètre ou deux, sur une estrade couverte. Aucune photo n'était autorisée. La famille de Mandela s'est dit « touchée » par les milliers de Sud-Africains qui ont bravé la pluie et le froid, notamment mardi à Soweto, pour rendre hommage au père de la démocratie dans leur pays.

Zuma « humilié »
Jusqu'à vendredi, le cercueil de Nelson Mandela sera transporté chaque matin à travers Pretoria, et le public pourra venir faire ses adieux, dans un dernier et furtif tête-à-tête, avant l'inhumation de Nelson Mandela dimanche dans sa lointaine province natale du Cap oriental, berceau de ses ancêtres xhosas.
Hier en soirée, la ville du Cap tenait son propre hommage dans le stade de la ville, avec un concert rassemblant notamment Johnny Clegg, Ladysmith Black Mambazo et Annie Lennox, des prises de parole de l'ex-capitaine de l'équipe sud-africaine de rugby François Pienaar et de la chef de l'opposition Helen Zille. Cette célébration, prévue festive, joyeuse, de la vie et de l'œuvre de Mandela devrait contraster avec la cérémonie d'hommage, un peu fastidieuse, la veille dans le stade de Soweto. La pluie, les huées essuyées par le président Jacob Zuma et une piètre réalisation en son et images ont empêché une réelle communion dans l'émotion, pour une foule qui était surtout venue pour danser et chanter Mandela. La presse sud-africaine, elle, retenait hier « l'humiliation » subie devant le monde entier par M. Zuma.
(Source : AFP)

 

Submergés par l'émotion, des milliers de Sud-Africains ont commencé hier à rendre un ultime hommage d'adieu, personnel cette fois, à Nelson Mandela. La file d'attente pour s'incliner devant sa dépouille atteignait un kilomètre et demi dans l'après-midi. Beaucoup de gens comparaient la scène aux files gigantesques qui s'étaient formées devant les bureaux de vote, lors des premières élections démocratiques postapartheid de 1994, qui permirent à Mandela d'accéder au pouvoir.Dans le grand amphithéâtre de plein air devant Union Buildings, celui-là même où Mandela avait été investi président, les Sud-Africains ordinaires se succédaient, en un flux lent mais soutenu, de part et d'autre du cercueil, ouvert et laissant apparaître visage et buste du père de la nouvelle Afrique du Sud. Les visiteurs, qui pour beaucoup...
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