Funérailles de Hassan al-Lakiss à Baalbeck le 4 décembre 2013. AFP PHOTO/STR
"Un sommet sera organisé au ciel", a ironisé mercredi un membre des services de renseignements israéliens peu après l'annonce de l'assassinat à Beyrouth d'un leader du Hezbollah Hassan al-Lakiss, selon des propos rapportés par le magazine américain Foreign policy (FP).
"L'assassinat de Lakkis est un nouvel épisode dans la longue série d'assassinats des leaders de ce qu'Israël qualifie de +Front Radical+, une coalition comportant deux pays : la Syrie et l'Iran, et trois organisations : le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique palestinien", indique le rapport de Ronen Bergman publié sur le site du Foreign policy.
"Il s'agit d'un certain nombre d'organisations et de personnes impliquées dans des activités nucléaires et terroristes. Ils ont créé un réseau international, l'un des plus dangereux et des plus efficaces (...)", a indiqué le responsable israélien, cité par FP.
Selon ce responsable, "l'objectif de cette coalition est de construire la bombe atomique, de développer diverses capacités balistiques et d'exécuter (la politique) du terrorisme suicidaire à haut niveau".
"L'objectif d'Israël : éliminer ces hommes-là, un par un", a révélé ce membre du Mossad.
Le Hezbollah, ennemi juré d'Israël, a accusé mercredi ce pays d'avoir assassiné Hassan Hawlo al-Lakiss, un leader du Hezbollah et proche collaborateur de son chef Hassan Nasrallah. Il a été abattu mardi soir par balles devant sa maison dans la localité de Hadath, à l'est de Beyrouth.
"L'accusation directe est dirigée contre l'ennemi israélien qui a tenté d'éliminer notre frère martyr à maintes reprises mais ses tentatives avaient échoué jusqu'à hier soir, a dit le Hezbollah. Cet ennemi doit assumer l'entière responsabilité et les conséquences de ce crime ignoble". Son assassinat est intervenu mardi vers minuit, peu de temps après une interview télévisée du chef du parti.
Le même jour, Israël a démenti les accusations du mouvement chiite libanais et l'a mis en garde contre toute attaque visant son territoire.
"Si le Hezbollah se livre à une attaque contre le territoire israélien, notre réplique sera ferme et douloureuse", a prévenu à la radio militaire le vice-ministre de la Défense, Danny Danon.
Interrogé sur les accusations du Hezbollah, M. Danon a refusé de confirmer ou de démentir. "Nous ne réagissons pas à ce genre d'allégation", s'est-il borné à affirmer.
Deux groupes, la "Brigade des sunnites libres de Baalbeck" et la "Brigade des partisans de la nation islamique" avaient revendiqué cette attaque, menée sous prétexte de l'implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie.
Des centaines de combattants du Hezbollah sont engagés au côté des forces de Bachar el-Assad en Syrie et ont joué ces derniers mois un rôle clé dans plusieurs batailles, dont la prise de Qoussair, dans la province de Homs, près de la frontière libanaise.
Hassan al-Lakiss est membre du parti depuis la création du mouvement. Son fils a été tué lors de la guerre de 2006 contre Israël.
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19 h 40, le 07 décembre 2013