Les traditions culinaires du Japon (washoku), le kimchi coréen, la méthode géorgienne de vinification et la diète méditerranéenne ont été inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, a annoncé hier l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).
« Le washoku est un ensemble très riche de savoir-faire, de connaissances et de traditions liés à la préparation et à la consommation d'aliments, et au respect des ressources naturelles, observé typiquement lors des fêtes du Nouvel An », a précisé l'Unesco. Quant au kimchi, nom donné aux légumes conservés, assaisonnés d'épices et de produits de la mer fermentés, il constitue un « élément essentiel du repas coréen », selon l'organisation. La fin de l'automne en Corée correspond au moment où les communautés préparent collectivement de grandes quantités de kimchi et les partagent de façon à ce que chaque foyer ait suffisamment de nourriture pour passer l'hiver, explique-t-elle. « Cette coutume souligne l'importance du partage et rappelle la nécessité de vivre en harmonie avec la nature », estime l'Unesco.
La vinification en kvevri tire son nom du récipient en argile en forme d'œuf (le kvevri) dans lequel le vin fermente en Géorgie. Cette méthode de vinification « joue un rôle important dans la vie quotidienne des Géorgiens et dans les célébrations, et constitue une part indissociable de l'identité culturelle des communautés géorgiennes », a indiqué l'Unesco.
De son côté, la diète méditerranéenne, qui implique un ensemble de savoir-faire, de connaissances et de traditions concernant les cultures, les récoltes, la pêche, l'élevage et surtout la façon de partager la table et de consommer les aliments, « met l'accent sur les valeurs de l'hospitalité, du bon voisinage, du dialogue interculturel et de la créativité », souligne également l'organisation onusienne.
Empaako
Au total, 25 éléments parmi lesquels le zhusuan chinois (une méthode traditionnelle de calcul au boulier), les ostensions septennales limousines, la pêche aux crevettes à cheval en Belgique, la culture et la tradition du café turc, ainsi que le sankirtana, chants rituels, tambours et danses en Inde, ont été inscrits mercredi et jeudi sur cette liste par l'Unesco. L'inscription a été effectuée dans le cadre de la huitième session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se tient cette semaine à Bakou, la capitale azerbaïdjanaise.
Par ailleurs, la calligraphie mongole et la tradition ougandaise de l'Empaako ont été inscrites mercredi sur la liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. En outre, l'Iran, qui revendique la paternité du polo, aurait obtenu des amendements à l'inscription sur la liste de l'Unesco d'un jeu équestre similaire pratiqué au Nagorny Karabakh. L'Iran avait protesté fin octobre contre l'inscription de ce jeu, estimant qu'il devait être considéré comme un sport multinational puisque sa pratique était partagée par l'Iran, le Pakistan, l'Afghanistan et l'Inde. L'ancêtre du polo est originaire d'Iran, selon les spécialistes iraniens qui s'appuient sur des dessins datant de l'époque de Darius Ier (522-486 av. J.-C.) représentant un homme à cheval portant dans une main un long maillet. Ispahan, dans le centre du pays, est la capitale historique du polo. Au XVIe siècle, le roi safavide Abbas Le Grand a fait construire un terrain de polo sur la place Naghsh-é Jahan, dans le centre-ville où, depuis son palais d'Ali Qapou, il contemplait les matches. La place a conservé deux poteaux de pierre représentant les buts.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine