Dans ces rendez-vous quotidiens que se donnent les différentes mafias qui se partagent le Moyen-Orient, il arrive de temps en temps que le terrain libanais soit l'endroit choisi pour marquer la présence, souvent sonore, des diverses tendances.
Les derniers soubresauts bruyants, qui ont réveillé l'attention de tous les Libanais, sont la preuve palpable que le terrain libanais est le plus propice pour marquer leur présence. Une presse avide de sensation, une police méfiante mais sans réactions valables, un public à la recherche de sensations fortes et surtout l'indifférence totale des autorités pour retrouver les coupables.
Quand on revit les instants mouvementés des assassinats de différentes personnalités libanaises, à commencer par les présidents Bachir Gemayel, René Mouawad, Rafic Hariri, le ministres Pierre Gemayel, le député Wafic Eido, les journalistes Gebran Tueni et tant d'autres tombés au champs d'honneur de l'indépendance du Liban, on se demande où nous allons.
Plus de cinquante héros assassinés de sang-froid à ce jour et, dans les prisons libanaises, aucun coupable ou présumé coupable. Quelle belle occasion pour ces assassins de continuer leur travail, sûrs de l'impunité.
Souvent, il arrive que les antagonistes règlent leurs différends par eux-mêmes, et c'est hélas le triste spectacle auquel nous assistons de temps en temps, spécialement en voyant des voitures piégées ou des fous de Dieu se faire sauter pour mériter le paradis.
Qui tue par le feu périra par le feu, dit la Bible. Et qui que nous soyons, innocents ou coupables, le jugement du vrai Dieu demeure sans appel.
Que Dieu protège le petit Liban de la haine, et remette dans les cœurs de tous joie, paix et amour.

