Rechercher
Rechercher

Sport - Ligue Des Champions

L’impressionnant 5-0 face à Leverkusen, peut-être le tournant de la saison de Manchester United ?

La victoire éclatante de Manchester United mercredi sur la pelouse des Allemands du Bayer Leverkusen (5-0) a offert la qualification en 8es de finale de Ligue des champions et pourrait bien être l'acte fondateur qu'attend désespérément son entraîneur David Moyes depuis le mois d'août.

Avec la spectaculaire correction infligée au Bayer Leverkusen, où son équipe a inscrit la bagatelle de 5 buts, le successeur de Fergusson, David Moyes, s’est donné un peu d’air. Patrik Stollarz/AFP

« J'espère que j'obtiendrai les mêmes résultats qu'avant, mais c'est l'un de mes meilleurs jours depuis que je suis là », a déclaré Moyes dans un subtil clin d'œil à ce passé rabâché sans cesse.
Constamment jugé à l'aune de ce que l'encombrant « sir Alex Ferguson » aurait pu faire ou dire, l'Écossais, obligé de prouver sa légitimité et même sa crédibilité, a repris la main avec une large victoire européenne en déplacement, quand Ferguson s'était arrêté à une simple marge de quatre buts.
Le pire début de MU depuis 1989 n'a certes pas aidé Moyes, mais cette victoire significative lui permet de souffler et donne un autre relief à sa série de 11 matches d'affilée sans défaite toutes compétitions confondues.

Des choix à affirmer
Multipliant les essais depuis son arrivée pour trouver la carburation adaptée, Moyes, pas aidé par de nombreuses blessures, se rapproche peut-être de la bonne formule et doit s'obstiner dans cette voie.
Comme Cleverley est souvent blessé, que Welbeck n'est pas régulier et que Young déçoit, il faut croire qu'il a eu raison d'imposer en C1 le Japonais Kagawa, passé par Dortmund avant, quand Janusaj, limité par son jeune âge, est plus précieux en championnat.
Au milieu, la blessure de Carrick et la suspension de Fellaini ont permis d'aligner la paire Giggs-Jones. Et ce duo est peut-être plus complémentaire car, malgré ses 40 ans, l'équipe profite du jeu long et de la science du Gallois, autant que de la puissance physique de l'Anglais, même si son poste de prédilection est en défense.
Avant cela, les deux victoires essentielles des Red Devils, la première de la saison (4-1 contre Swansea) et celle plus récente contre Arsenal (1-0), avaient d'ailleurs été obtenues avec l'un ou l'autre.

Une ambition à limiter
« Manchester a une excellente équipe de contre-attaque », a assuré l'entraîneur du Bayer Sami Hyypia, déjà battu à l'aller (4-2).
Aussi difficile à accepter que ce soit pour un club habitué à faire la loi sur le terrain, MU doit peut-être se résoudre à limiter ses ambitions dans le jeu. Au moins le temps que la transition soit digérée.
Paradoxalement, cette victoire spectaculaire a été acquise alors que l'équipe alignée au coup d'envoi ne l'était pas. Et contre une équipe qui lui a laissé des espaces.
L'absence de Van Persie et les politesses de Rooney, qui a distribué quatre passes décisives mais n'a pas marqué, rappellent ainsi que ce n'est pas obligatoire d'associer systématiquement devant les deux monstres.
L'absence du Néerlandais, qui attire les ballons, a ainsi permis de multiplier les zones de danger.
« Je pense que notre vitesse a fait la différence. Le premier but, tout en jeu direct, est un bon exemple », a admis Giggs.
Ces difficultés à imposer son jeu se traduisent justement par la difficulté à briller à domicile.
À Old Trafford, les Red Devils, 12e à domicile, ont autant de victoire qu'à l'extérieur (3), où ils sont classés 2es en championnat.
Un système plus adapté à la qualité intrinsèque et à la physionomie du groupe actuel aiderait sûrement à ramener des victoires, mêmes étriquées, et à faire grandir la confiance.
« Les buts vont faire les gros titres évidemment mais l'équipe a vraiment bien défendu. Ça a été une vraie performance d'équipe », a d'ailleurs noté Moyes en appelant maintenant ses joueurs à faire preuve de « régularité ». À lui ensuite de faire en sorte que son équipe ne soit plus aussi prévisible.

« J'espère que j'obtiendrai les mêmes résultats qu'avant, mais c'est l'un de mes meilleurs jours depuis que je suis là », a déclaré Moyes dans un subtil clin d'œil à ce passé rabâché sans cesse.Constamment jugé à l'aune de ce que l'encombrant « sir Alex Ferguson » aurait pu faire ou dire, l'Écossais, obligé de prouver sa légitimité et même sa crédibilité, a repris la main avec une large victoire européenne en déplacement, quand Ferguson s'était arrêté à une simple marge de quatre buts.Le pire début de MU depuis 1989 n'a certes pas aidé Moyes, mais cette victoire significative lui permet de souffler et donne un autre relief à sa série de 11 matches d'affilée sans défaite toutes compétitions confondues.
Des choix à affirmerMultipliant les essais depuis son arrivée pour trouver la carburation...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut