L’ancien ministre Raymond Audi, PDG de Bank Audi, a remis le trophée « Homme de l’année » au président de l’Union des banques arabes (UBA), Joseph Torbey.
« La contribution des banques libanaises sur le plan économique est indéniable, mais ce dont nous manquons est une intégration de la responsabilité sociale aux activités institutionnelles (...) avec un département et un budget consacrés à cet égard », a souligné le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé.
Ces propos sont intervenus à l'occasion de la tenue samedi au Casino du Liban de la remise des Trophées sociaux et économiques (Social Economic Award, ou SEA). Cet
événement, qui fête cette année sa troisième édition, est organisé par la société événementielle First Protocol en collaboration avec la BDL. De nombreux ministres et personnalités des secteurs public et privé y ont participé et assisté.
Joseph Torbey, homme de l'année
À cette occasion, onze entreprises libanaises, tous secteurs confondus, se sont vues récompensées. Les critères pris en compte lors de la sélection comprennent, entre autres, la
dimension innovatrice de l'entreprise, son utilisation des nouvelles technologies, la valeur ajoutée qu'elle apporte sur le marché et son degré d'engagement pour les valeurs environnementales, sociales et nationales. Parmi les lauréats, la compagnie aérienne nationale Middle East Airlines (MEA), la Société générale de banque au Liban (SGBL), la Fransabank, la BBAC et l'Association libanaise pour la franchise (LFA).
Trois personnalités ont également été honorées lors de la cérémonie. L'ancien ministre Raymond Audi, PDG de Bank Audi, a remis le trophée « Homme de l'année » au président de l'Union des banques arabes (UBA), Joseph Torbey. Pour sa part, l'ancienne ministre Leila Solh Hamadé a récompensé le président du Conseil économique et social, Roger Nasnas (personnalité de l'année), ainsi que le PDG de l'agence de communication et marketing Menacom, Joseph Ghossoub (personnalité libanaise internationale de l'année).
Une année morose
La tenue des Trophées sociaux et économiques n'a pas pour autant fait oublier un contexte local et régional marqué par les turbulences politiques et sécuritaires. Un contexte d'autant plus aggravé par une économie en berne et l'afflux de plus d'un million de réfugiés syriens.
Le Liban « a réellement besoin de solidarité et d'unité (...) dans ces conditions particulièrement difficiles », a insisté la responsable Stratégie et relations publiques de First Protocol, Violette Balaa.
Même son de cloche de la part de M. Salamé, qui a toutefois mis l'accent sur la résilience de l'économie libanaise. Un optimisme partagé par M. Nasnas, qui a rappelé que « les Libanais sont connus pour leur capacité à surmonter les obstacles et rebondir ».
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ÇA C'EST DE ENTREPRENEURIAT SOCIAL ÉHHH LIBANAIS COMME ON L'AIME....
17 h 52, le 26 novembre 2013