Le torchon continuait à brûler, hier, entre l’Indonésie et l’Australie, après des informations de presse selon lesquelles Canberra aurait tenté d’écouter le téléphone portable du président indonésien.
Selon la chaîne de télévision australienne ABC et l’édition locale du quotidien britannique The Guardian, les services de renseignements australiens auraient tenté d’écouter le téléphone portable du président indonésien pendant deux semaines en août 2009, peu après un attentat islamiste qui avait fait neuf morts, dont les deux kamikazes. Au moins une conversation aurait été interceptée, selon les médias.
Les échanges doux-amers se sont poursuivis durant toute la journée entre les deux grands voisins de la région, pourtant officiellement amis et partenaires.
À l’aube, au moment même où l’ambassadeur indonésien en Australie prenait le premier vol pour Djakarta après avoir été rappelé pour consultation, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono (SBY) annonçait sur son compte Twitter qu’il ordonnait de « revoir la coopération bilatérale après l’acte blessant de l’Australie ».
Peu après ces déclarations, le Premier ministre australien Tony Abbott sortait d’un mutisme de plus de 24 heures, disant « regretter sincèrement toute gêne que les récentes informations de presse ont pu occasionner » à SBY, « un grand ami de l’Australie ». Mais le chef du gouvernement s’est une nouvelle fois refusé à présenter des excuses formelles. « On ne devrait pas s’attendre à ce que l’Australie demande pardon pour des mesures que nous prenons afin de protéger notre pays », a-t-il sévèrement tranché. L’absence de contrition a ajouté à l’ire de Djakarta.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Tension
Les allégations d’espionnage enfoncent un coin entre l’Australie et l’Indonésie
OLJ / le 20 novembre 2013 à 00h00


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