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Moyen Orient et Monde - Gibraltar

Bruxelles rejette les accusations britanniques sur les contrôles espagnols

La Commission européenne a rejeté hier les accusations britanniques concernant des contrôles jugés excessifs de la part des autorités espagnoles à la frontière avec Gibraltar.
L’exécutif européen, qui a envoyé une mission sur place en septembre, a cependant relevé que « la gestion de ce point de passage » est « difficile » en raison des « gros volumes de trafic dans une zone relativement petite » et de « l’augmentation de la contrebande de tabac en Espagne ». Bruxelles a demandé aux deux parties de « prendre des mesures » pour mieux faire face à cette situation.
Cet appel a été salué par un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique.
Dans deux lettres distinctes adressées aux autorités espagnoles et britanniques, la Commission leur a recommandé de « renforcer » leur coopération et d’échanger leurs informations concernant notamment la contrebande de tabac. Il faut « un dialogue constructif », a insisté Bruxelles. La Commission prévoit de présenter un nouveau rapport d’ici à six mois.
La construction en juillet d’un récif artificiel près des côtes de Gibraltar a ravivé les tensions entre Madrid et Londres. L’Espagne a contesté cette construction et Londres a accusé Madrid de renforcer les contrôles à la frontière par mesure de représailles. Ce récif empêche l’accès des pêcheurs espagnols à une zone riche en fruits de mer dans les eaux autour de Gibraltar revendiquées par Madrid et Londres. Madrid accuse en outre les autorités de Gibraltar d’avoir enfreint les règles européennes en matière d’environnement en construisant ce récif. La Commission a ouvert une enquête sur cette question.
L’Espagne, qui a cédé ce petit territoire à l’Angleterre à l’issue d’un conflit militaire en 1713, devenu depuis un territoire abritant une base navale britannique, tente de le récupérer depuis des dizaines d’années et assure que les eaux territoriales lui appartiennent car elles ne figuraient pas dans le traité d’Utrecht.

(Source : AFP)
La Commission européenne a rejeté hier les accusations britanniques concernant des contrôles jugés excessifs de la part des autorités espagnoles à la frontière avec Gibraltar.L’exécutif européen, qui a envoyé une mission sur place en septembre, a cependant relevé que « la gestion de ce point de passage » est « difficile » en raison des « gros volumes de trafic dans une zone relativement petite » et de « l’augmentation de la contrebande de tabac en Espagne ». Bruxelles a demandé aux deux parties de « prendre des mesures » pour mieux faire face à cette situation.Cet appel a été salué par un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique.Dans deux lettres distinctes adressées aux autorités espagnoles et britanniques, la Commission leur a recommandé de « renforcer » leur...
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