Avec la sélection – dans la programmation – comme temps fort de 6 films adaptés de grands romans à succès, le festival sera lancé au Salon francophone du livre de Beyrouth avec deux invités auteurs de marque : Atiq Rahimi dont le film Syngue Sabour, Pierre de patience, adapté de son roman couronné par le prix Goncourt, ouvre le festival, et une grande dame à renommée internationale, Wassyla Tamsali, essayiste Gallimard, chroniqueuse de cinéma et ancienne directrice des droits des femmes à l’Unesco à Paris, qui enrichira par son expérience la plateforme des débats que met en place le festival.
On note également dans la sélection deux chefs-d’œuvre, l’un malaisien, l’autre philippin, tirés de deux romans de Conrad. L’Indienne Kim Longinotto présente pour sa part un film bouleversant en compétition documentaire, Salma. Toujours en Asie, le dernier film de l’Indonésienne Kamila Andini, The Mirror Never Lies, mais aussi la Française Clarisse Hahn avec Kurdish Lovers (compétition documentaire), la Thaïlandaise Ing Kanjanavanit avec Shakespeare Must Die (compétition fiction), le nouveau film de l’Algérienne Djamila Sahraoui, Yema (compétition fiction). Le festival a l’honneur de projeter pour la première fois au Liban le film de Susan Youssef, Habibi Rassak Kharban (compétition fiction), qui revient aujourd’hui filmer, pour la faire témoigner, sa grand-mère presque centenaire, originaire de Zahlé. Dans la section « La ville au féminin », Carol Mansour présentera Not who we Are et la Tripolitaine Rania Attieh offre sa vision pleine d’humour d’un quotidien à Tripoli avec OK, Enough, Goodbye, qu’elle coréalise avec l’Américain Daniel Garcia. Seront présents aussi l’Irak, le Japon ainsi que la Tunisie.
La présence des femmes ne se limite pas aux projections. Trois des quatre jurys sont présidés par des femmes : Nicole Brenez (France), professeur en études cinématographiques à l’Université Paris 3-Sorbonne, Wassyla Tamzali (Algérie-Espagne-France), écrivaine et militante féministe algérienne, ancienne avocate à la cour d’Alger, ex-membre des instances dirigeantes du FFS, et Anne-Demy Geroe (Australie), fondatrice du festival de Brisbane Australie, fondatrice et directrice de tous les festivals de cinéma iranien en Australie et grande spécialiste du cinéma iranien.
Enfin l’association Résistance culturelle permet pour la première fois, grâce au Festival international du film de Tripoli, l’introduction du Netpac au Liban, en présence de sa fondatrice Aruna Vasudev, invitée d’honneur aux côtés de la marraine du festival Martine Thérouane, fondatrice du Festival de film d’Asie de Vesoul qui fête ses vingt ans cette année.
À travers ce choix, le Liban renoue avec son identité asiatique qui se conjugue avec son identité méditerranéenne.


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