Il y a toujours une info de derrière les fagots pour distraire le Libanais qui s’ennuie. Faut dire que depuis le retour au calme à Tripoli, obus et roquettes n’évoluent plus que dans un rayon limité à l’arrière-caillou du Akkar et que le spectre de l’implantation des Palestiniens, après l’avoir fait marrer pendant quelques années, tourne à la greffe durable...
Aussi, le Koullouna de base, doté d’un cervelas de base, plutôt que de s’encroûter dans le terre à terre, lorgne désormais sur le planétaire. Et il est salement vexé ! Comment se fait-ce qu’un Barack Obama, si peu baraqué et néanmoins Neuneubel de la Paix, ait préféré écouter le Hollandais de l’Élysée et la Merkel de Germanie, plutôt que la guirlande de chefaillons locaux qui suent de tous leurs orifices pour faire grimper la mayonnaise gouvernementale ?
Petit florilège des gargouillis et autres salivations intra muros dédaignés par les pieds nickelés de l’Agence américaine de la sécurité...
– Marwan Charbel au responsable de l’Imprimerie nationale : « Le calendrier officiel de la République ne comprendra plus désormais que deux dates ouvrables, le 8 et le 14 mars. Le reste de l’année sera férié. »
– Walid Joumblatt au chargé de la trigonométrie au sein du PSP : « Tu me dessineras 500 fois un cercle centriste centré au centre de la Sleimanie, à placarder sur toutes les maisons du Chouf et leurs dépendances. »
– Mohammad Raad à sa femme : « Qu’est-ce qu’on mange aujourd’hui ? »
- Nabih Berry à son alibi chrétien Michel Moussa : « Répète après moi : l’Iran, c’est bonbon ; Israël, c’est caca! »
– Saad Hariri à Fouad Siniora : « Il est pas beau le palmier d’Arabie que j’ai fait planter au milieu du salon? »
– Michel Aoun à Gebran Bassil : « Passe-moi le sel. »
Bref, voilà ce qu’Obama et ses sous-fifres ont raté. Quant aux Libanais, ils continuent de penser que leurs croûtons d’en haut carburent à l’intelligence. Ça aide toujours à oublier la cherté qui flamboie et le niveau de vie qui merdoie...
gabynasr@lorientlejour.com


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef