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Économie

France : les batailles de l’impôt

Une fois n’est pas coutume, nous nous intéressons au climat politique et social en ce qu’il peut affecter la situation de l’économie et la politique économique. Primo, la majorité présidentielle a eu maintes fois l’occasion ces derniers temps d’afficher ses divisions internes sur la place publique, le gouvernement aussi, et l’autorité du chef de l’État en ressort, de l’avis général, affaiblie. De telles critiques émanent de partout, y compris du PS. François Hollande bat des records d’impopularité, ce qui n’est pas sans conséquence à quelques mois de scrutins, fussent-ils de second (municipaux) ou troisième ordre (européens) dans l’échelle des élections en France.
Secundo, on a observé dernièrement un rejet de l’action publique dans l’une de ses manifestations les plus essentielles, à savoir la taxation. La taxe sur l’EBE a été abandonnée à l’état de projet en raison de l’opposition du patronat. L’écotaxe poids lourds suscite une résistance dans les secteurs et régions concernés (agriculture en Bretagne). Plus anecdotique, la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros amène les clubs de football qui en seraient redevables à menacer de faire grève. Un projet de taxation rétroactive des rendements de l’épargne est annoncé un jour pour être abandonné le week-end suivant. On a du mal à dire ce qui est le plus affligeant, de la rétroactivité de cette taxe ou de la volte-face du gouvernement. Or le consentement à l’impôt ne va pas de soi. Il dépend d’une relation de confiance avec la population. Il est constitutif des États modernes. Le contre-exemple est la Grèce.
Division politique et résistance à l’impôt ont pour résultat commun d’encourager une part croissante de l’opinion dans un vote antisystème, aussi déficient soit-il au plan économique. On a vu le cas en Italie avec Beppe Grillo. On le voit en France avec Marine Le Pen (FN), dont le programme économique réplique celui des communistes français d’il y a trente ans (protectionnisme, étatisme) en y ajoutant une grosse dose d’euroscepticisme. Il est vrai que personne ne veut mourir pour Bruxelles...
Une fois n’est pas coutume, nous nous intéressons au climat politique et social en ce qu’il peut affecter la situation de l’économie et la politique économique. Primo, la majorité présidentielle a eu maintes fois l’occasion ces derniers temps d’afficher ses divisions internes sur la place publique, le gouvernement aussi, et l’autorité du chef de l’État en ressort, de l’avis général, affaiblie. De telles critiques émanent de partout, y compris du PS. François Hollande bat des records d’impopularité, ce qui n’est pas sans conséquence à quelques mois de scrutins, fussent-ils de second (municipaux) ou troisième ordre (européens) dans l’échelle des élections en France.Secundo, on a observé dernièrement un rejet de l’action publique dans l’une de ses manifestations les plus essentielles, à savoir...
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