Interrogé sur la question de la taxe à 75 %, le président de la Juventus, Andrea Agnelli, s’est offusqué et s’est rangé du côté des clubs français. Photo archives
« C’est de la folie », a déclaré à l’AFP Andrea Agnelli, lors du forum International Football Arena au siège de la Fédération internationale de football (FIFA) à Zurich.
Dans son allocution, le président de la Juve a cité cette mesure fiscale qu’entend faire passer le gouvernement français comme l’un des exemples montrant que les clubs en Europe ne jouaient pas sur le même terrain et qu’il y avait nécessité d’une harmonisation.
« Cela va avoir un impact massif sur nos amis de Ligue 1 qui sont en plein développement », a déclaré Andrea Agnelli, avant de rappeler le cas inverse de la Liga espagnole à l’époque de David Beckham.
« Il y a dix ans, l’Espagne essayait d’attirer différents talents pour des raisons différentes en instaurant une taxe à 23 % pour les joueurs étrangers, et beaucoup d’internationaux avaient fini en Espagne, ce qui avait apporté une meilleure concurrence entre les dix meilleures équipes espagnoles », a souligné le dirigeant de la Juve.
Selon l’Italien, les clubs sont ceux qui investissent le plus dans le sport, mais sont aussi ceux qui souffrent le plus des disparités : « Nous faisons tous partie du même plan, mais nous ne fonctionnons pas tous dans les mêmes règles. Ce que nous voudrions voir est une réelle harmonisation qui permet aux clubs d’investir dans le sport. »
Nic Coward, le secrétaire général de la Premier League, a estimé que « beaucoup de clubs français devaient être désormais partisans de l’harmonisation ».
Les clubs de football professionnels français ont décidé jeudi à l’unanimité d’une grève le dernier week-end de novembre pour protester contre la taxe à 75 % sur les revenus incluse dans le projet de budget 2014 du gouvernement.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine