JPMorgan Chase a inclus le Liban dans sa dernière étude sur les dettes souveraines et privées au Moyen-Orient.
Les institutions financières Standard & Poor’s et Fitch ont toutes deux attribué la notation de A- à l’indice MECI, tandis que Moody’s a dispensé l’indice d’une note de A2.
JPMorgan Chase a précisé que plus de la moitié de la valeur totale du marché couvert par l’indice MECI n’était incluse dans aucun autre indice des marchés émergents tels que l’Embig (Emerging Market Bond Index en anglais) ou le Cembi Broas (Corporate Emerging Market Bond Index Broad).
L’institution financière a pris en compte un total de 14,5 milliards de dollars d’eurobonds, ce qui représente 9,3 % du total de la dette incluse dans l’indice MECI de JPMorgan Chase. Ce dernier comprend 14 eurobonds libanais arrivant à maturité entre 2015 et 2027. Il est important de préciser que le Liban s’est classé à la 4e place parmi les pays de la région, avec un poids moins lourd que les Émirats arabes unis (EAU), le Qatar (28,2 %) et Israël (10,3 %). Par ailleurs, les eurobonds libanais ont représenté 25,2 % du total de la dette souveraine incluse dans l’indice MECI, constituant ainsi le deuxième poids le plus élevé seulement derrière le Qatar (35,4 %).
Selon l’indice de l’institution financière américaine, avec -0,06 % de rendements, la dette libanaise a fait mieux que les EAU (-0,009 %), Israël (-0,53 %), l’Arabie saoudite (-1,22 %), le Qatar (-2,42 %) et l’Irak (-4,79 %). Cependant, le Liban est arrivé après le sultanat d’Oman (6,1 %), la Jordanie (5,24 %), le Koweït (2,48 %) et Bahreïn (0,05 %). Par ailleurs, les eurobonds libanais ont fait mieux que les rendements des pays de la région MECI (-0,88 %).
JPMorgan Chase peu optimiste
Dans son rapport, JPMorgan Chase a en outre souligné une faible performance économique en dépit de certains signes de reprise. L’indicateur synthétique de l’activité économique a ainsi progressivement augmenté, tandis que la croissance du PIB devrait avoisiner les 1,5 % au cours de la première moitié de l’année de 2013. Mais, malgré ces quelques signes positifs, pour JPMorgan Chase « la manière dont la situation sécuritaire va évoluer
demeure incertaine, à cela il faut ajouter les débordements de la crise syrienne au Liban et son impact sur la croissance ». Toujours selon le rapport, « si la situation sécuritaire venait à se détériorer davantage, cela affecterait encore les arrivées de touristes et le taux d’occupation des hôtels de Beyrouth ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine