Auteur d’un spectaculaire quadruplé face à Anderlecht, Zlatan Ibrahimovic n’a finalement fait que confirmer ses bonnes dispositions du moment. John Thys/AFP
Ballon d’or : pour « Ibra », c’est Ribéry
Oui, le quadruplé d’« Ibra » – dont un but d’extraterrestre chronométré à 100 km/h – face aux modestes joueurs d’Anderlecht (5-0) mercredi en Ligue des champions a marqué les esprits. Oui, « Zlatan » s’est invité sur le podium des meilleurs buteurs de la saison en cours de C1, avec 6 buts, coincé entre le leader Cristiano Ronaldo (7 buts) et Lionel Messi (4 buts). Mais, non, cela ne suffira pas à faire de lui un prétendant au Ballon d’or cette saison. Pourquoi ? Parce que des jolis buts ne suffisent pas, comme le prouve Neymar, dont les buts tournaient en boucle sur YouTube quand il jouait au Brésil, mais qui n’était pas dans les trois finalistes l’an dernier. Et parce que le Suédois n’arrive pas à décoller son étiquette de joueur qui rate les rendez-vous importants. Il n’a jamais gagné la Ligue des champions. Début octobre, l’attaquant du PSG a d’ailleurs été franc en désignant dans L’Équipe son favori pour le Ballon d’or en janvier prochain : Franck Ribéry. « Francky » a en effet tout gagné avec le Bayern l’an passé, la Ligue des champions, la Bundesliga et la Coupe d’Allemagne.
« Ibra », c’est 20 millions de dollars pour « Forbes »
Dans son classement établi en juin 2013, Forbes classait le joueur du PSG au 76e rang mondial des sportifs les mieux payés, en distinguant 17 millions de dollars par an de salaires et primes et 3 millions de dollars par an avec ses contrats publicitaires. Et depuis cette estimation, « Zlatan » a prolongé son contrat avec le PSG en septembre jusqu’en juin 2016. Et son salaire a forcément été revalorisé. On parle désormais de 22,5 millions de dollars annuels. Et le retour sur investissement ? Il est visible sur le terrain, évidemment, puisque l’ancien joueur du Barça a terminé meilleur buteur de L1 avec 30 buts la saison passée et que le PSG lui doit donc son titre de champion de France.
Et en dehors des terrains ? « C’est déjà une réalité marketing pour son club. À lui seul, il incarne le PSG, en termes de billetterie, de merchandising. Il est aussi un vecteur d’image et de développement énorme pour la Ligue 1 », déclarait récemment Gilles Portelle, directeur général de Havas Sport & Entertainment, dans Le Parisien. Et d’ajouter : « Il a quand même 8 millions de fans sur Facebook ! Une journaliste suédoise me disait récemment que, là-bas, “il y a Abba, Volvo et Ibra”. Et avec sa marionnette aux Guignols, qu’on aime ou pas, il est devenu un personnage public. »
« Ibra », des beaux buts et des bons mots
Alors quel est son plus beau but ? Son boulet de canon contre Anderlecht mercredi soir ? Sa reprise du talon contre Bastia ce week-end en championnat de France ? Son retourné de plus de 30 mètres contre l’Angleterre en novembre 2012 ? Son aile de pigeon contre l’Italie à l’Euro 2004? Sa volée façon kung-fu qui laissa pantois Mexès et Lloris à l’Euro 2012 ?
Les votes sont ouverts. Avec tout ça on oublierait presque que ce colosse de 1,95 m pour 95 kg vient de fêter ses 32 ans le 3 octobre...
Il y a le buteur et il y a le chambreur, la grande gueule.
« Guardiola (qui fut son coach au Barça) est un entraîneur fantastique. Mais comme personne ? C’est un lâche. Il n’a pas de couilles », avait-il lâché récemment au Spiegel.
Et la première fois qu’il a vu celui qui allait devenir son agent, Mino Raiola ? « J’ai cru que c’était une blague. Il ressemblait à un type de la série Soprano, jeans, tee-shirt Nike avec un bide énorme », conte-t-il dans sa biographie sobrement intitulée Moi Zlatan.
(Sources : agences)


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