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Moyen Orient et Monde - Transition

Le Premier ministre tunisien s’engage sur le « principe » d’une démission

Quelques milliers d’opposants ont manifesté hier dans Tunis pour réclamer le départ d’Ennahda, le parti au pouvoir. Dans la soirée, ils étaient encore quelques dizaines place de la Kasbah, où siège le gouvernement, certains y dressant même une tente. Fethi Belaïd/AFP

Le Premier ministre islamiste tunisien s’est engagé hier sur « le principe » d’une démission du gouvernement, dans l’espoir que cette concession suffira à lancer des négociations avec l’opposition pour sortir de trois mois de crise politique. Le chef du gouvernement Ali Larayedh s’est exprimé en début de soirée, avec près de cinq heures de retard, alors que l’opposition attendait un engagement « franc » de sa part à démissionner avant de participer au « dialogue national » de sortie de crise prévue à l’origine en milieu d’après-midi. « Nous réitérons aujourd’hui notre engagement sur le principe de renoncer au gouvernement dans le cadre de la complémentarité des différentes phases de la feuille de route » du dialogue national, a-t-il déclaré. « Nous ne nous soumettrons à personne », a-t-il ajouté, en mettant seulement en avant « l’intérêt de la patrie ».


De son côté, le président Moncef Marzouki a formulé des assurances similaires à la télévision. « Le Premier ministre m’a assuré ce soir de nouveau qu’il ne reviendrait pas sur le principe d’une démission tant que l’Assemblée nationale constituante acceptait de désigner une commission électorale indépendante (...) et achevait la Constitution », a-t-il dit. L’opposition, elle, n’a pas réagi dans l’immédiat au discours du chef du gouvernement, si bien qu’il n’était pas clair si les négociations prévues hier allaient avoir lieu ou non.


De son côté, la presse ne cachait pas ses doutes quant aux chances de succès des négociations, dont le lancement prévu coïncide avec le deuxième anniversaire de l’élection de la Constituante, le premier scrutin libre de l’histoire tunisienne qui avait porté les islamistes d’Ennahda au pouvoir. « Un dialogue national démarre le jour d’un anniversaire symbolique mais il part hypothéqué par la prédominance de la suspicion, de la duplicité de langage et l’ambiguïté des positions », assénait le quotidien Le Temps dans son éditorial.


Parallèlement, sur le front sécuritaire, la Tunisie a été endeuillée une nouvelle fois hier par des combats avec un groupe « terroriste ». Six gendarmes et un combattant armé ont été tués dans ces affrontements qui ont eu lieu dans la région de Sidi Bouzid, a confirmé M. Larayedh, précisant que les forces tunisiennes « pourchassaient » les autres assaillants. « L’État tunisien est en train de vaincre le terrorisme (...) malgré les sacrifices », a-t-il assuré. Un deuil national de trois jours a été décrété et des appels à une grève générale aujourd’hui dans la région de Sidi Bouzid ont été lancés.

 

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commentaires (1)

Mais casse toi,pauvre type...casse toi,et tes abrutis avec...yalla,er7al...laisse le beau peuple tunisien tranquille! erreur de l'histoire,ces gens!

GEDEON Christian

14 h 07, le 24 octobre 2013

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Commentaires (1)

  • Mais casse toi,pauvre type...casse toi,et tes abrutis avec...yalla,er7al...laisse le beau peuple tunisien tranquille! erreur de l'histoire,ces gens!

    GEDEON Christian

    14 h 07, le 24 octobre 2013

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