De gauche à droite, le député Samer Saadé, le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, le coordinateur du 14 Mars Farès Souhaid, le député Fadi Karam et le membre du bureau politique du Futur, Moustapha Allouche, examinant la possibilité d’une rencontre nationale à Tripoli. Photo Naïm Assafiri
Le secrétariat général du 14 Mars a effectué mercredi une tournée symbolique à Tripoli en guise de solidarité avec la ville, où les répercussions des deux récents attentats à la voiture piégée continuent de se faire sentir. La visite a été l’occasion en outre d’exprimer aux Tripolitains les vœux pour la fête de l’Adha.
La délégation a inclus notamment le coordinateur du 14 Mars, Farès Souhaid ; les députés Samer Saadé, Fadi Karam et Nicolas Ghosn ; le membre du bureau politique du courant du Futur, Moustapha Allouche ; le conseiller politique auprès des Forces libanaises, Wehbé Attich ; Eddie Abillama, Youssef Doueihy, Élie Mahfoud, Rachef Fayed, Walid Fakhreddine et Robert Halabi.
La tournée a été entamée par une visite au domicile de Moustapha Allouche, suivie de passages successifs chez l’ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, le député Samir Jisr, et les deux députés Badr Wannous et Khodr Habib. Elle s’est achevée au domicile de l’ancien chef des services de renseignements des FSI, le général assassiné Wissam el-Hassan.
La tournée a surtout été marquée par une visite au domicile du mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, récemment rentré d’un exil forcé à Paris.
Le discours transcommunautaire
L’ancien député Farès Souhaid a salué le souci rassembleur du mufti Chaar, qui avait précisé la veille dans son sermon de l’Adha que les mandats d’arrêt contre certaines personnes appartenant à une même communauté ne sauraient engager cette communauté. Insistant sur la rhétorique transcommunautaire qui devrait définir la formule libanaise, le coordinateur du 14 Mars a déclaré : « Nous sommes tous concernés par tout ce qui arrive au Liban. Ce qui se passe à Tripoli se déroule en même temps à Beyrouth, Jbeil, Jounieh, Zahlé et dans chaque ville. Nous sommes là au nom de la solidarité nationale, pour qu’aucune communauté ne se trouve isolée des autres. »
Farès Souhaid a également profité de la visite pour proposer au mufti de la région, au nom du secrétariat, la tenue d’une conférence nationale à l’échelle du Liban-Nord, à laquelle prendraient part les représentants de toutes les confessions et de toutes les autorités politiques, spirituelles et civiles, afin de lancer un appel unifié susceptible d’apaiser les appréhensions des chrétiens, alaouites ou sunnites, liées aux développements régionaux. « Nous sommes tous responsables de la paix civile », a-t-il dit.
Le mufti de Tripoli a valorisé pour sa part la diversité confessionnelle et culturelle qualifiée de « don de Dieu, où convergent les aspirations humaines ». « Certes, d’aucuns détiennent les armes de l’explosion, mais nous détenons l’arme du choix mesuré, du discours rassembleur et du sang-froid », a-t-il déclaré, déclarant que le Liban a besoin « des deux volontés chrétienne et musulmane, dont l’équilibre est la seule garantie du Liban-message, qui n’a aucun substitut dans le monde ».
Lire aussi
Jabal Mohsen et Bab el-Tebbaneh, éternelles caisses de résonance, l'éclairage de Scarlett Haddad
Les leaders religieux musulmans libanais appellent à l’unité à l’occasion de l’Adha
Violents accrochages à Tarik Jdidé entre partisans du Hezbollah et éléments armés


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
LES ARMES DE LA LOGIQUE, DE L'ENTENTE, DE LA CONCORDE ET DE LA JUSTICE SONT PLUS PUISSANTES QUE TOUS LES ARSÉNAUX DE L'INIQUITÉ... À QUEL CÔTÉ QU'ELLE APPARTIENNE !
10 h 11, le 19 octobre 2013