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Nos lecteurs ont la parole

La Voix, c’était Wadih el-Safi

Dr Jean TASRINI
Puis ta voix s’éleva égrenée, note à note, en arpège sur les cônes d’un cèdre millénaire et sonna la diane cristalline comme la rosée aurorale.
L’entendement s’accommode sur les fins de la rime et les atomes se disposent en chaînes stéréo aussi pures que ton nom.
La nature s’accorde à tes tons à la clé. Le beffroi vibre dès lors en frémissant ton « la ». Les échos sont vigoureux et leurs empreintes sur les cimes sont fracassantes. Ils dégringolent vers les vallées, caressant les roses enchantées, leurs couleurs nuancées et leurs épines aiguisées. Les fleurs plient ondulées. Le bonheur est claustrophobe ; il aime s’épanouir.
Les feuilles des arbres appuient sur leur vaste clavier, sensibilisées par l’onde sonore. La sève brute et élaborée s’épanche grise en larmes de joie.
La nature devient symphonique comme la beauté d’une femme et prépare son concert. À l’onomatopée, le hibou bouboule en
«flûtant». Il ulule son alléluia. La tourterelle roucoule langoureuse, elle expose son parfait amour.
La dinde glougloute émerveillée et la poule glousse en appelant ses petits.
Le paon fait la roue et se pavane fier de la mélodie.
Le chant du canari touche la virtuosité. Sa maîtrise est chatoyante.
Le merle siffle comme un pipeau. Sa flûte champêtre est en apothéose.
Tout devient chaleureux. L’aigle profite des courants ascendants pour planer. Les échos s’élancent.
La vanesse s’expose au soleil en dansant. Le rythme bat ses ailes. La saturnie jongle avec la lueur de la lune. Elle est heureuse.
Le papegai, au bout d’une perche, surveille la pléiade dans la constellation enivrée.
Le son du cor ventile le bois amadoué.
Les naïades s’exposent dans la source qui serpente. Toutes ses gouttes d’eau simulaient la musique.
Les oréades chantent
emportées par le vent doux.
L’amour est le maestro à aiguillon. Son désir de fin est de flirter avec Dieu dans son repos éternel.
La Voie lactée accueille le « Wadih », l’enfant chéri, en perdant son lait divin. Tout se cristallise en étoile obélisque, chanteuse en orbite.
L’éternité puise sa félicité.
Dors tranquille, chanteur éternel, ta voix voyagera pour toujours dans le bleu azur de notre ciel...

Dr Jean TASRINI
Puis ta voix s’éleva égrenée, note à note, en arpège sur les cônes d’un cèdre millénaire et sonna la diane cristalline comme la rosée aurorale.L’entendement s’accommode sur les fins de la rime et les atomes se disposent en chaînes stéréo aussi pures que ton nom.La nature s’accorde à tes tons à la clé. Le beffroi vibre dès lors en frémissant ton « la ». Les échos sont vigoureux et leurs empreintes sur les cimes sont fracassantes. Ils dégringolent vers les vallées, caressant les roses enchantées, leurs couleurs nuancées et leurs épines aiguisées. Les fleurs plient ondulées. Le bonheur est claustrophobe ; il aime s’épanouir.Les feuilles des arbres appuient sur leur vaste clavier, sensibilisées par l’onde sonore. La sève brute et élaborée s’épanche grise en larmes de joie.La nature devient...
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