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À La Une - Libye

Le Premier ministre libyen enlevé puis libéré

Le responsable avait été enlevé par un groupe d'ex-rebelles en représailles à la capture par un commando américain d'un chef présumé d'el-Qaëda, Abou Anas al-Libi.

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, ici photographié en mars 2013, a été enlevé jeudi 10 octobre à l'aube, à Tripoli.  AFP/FILES/MAHMUD TURKIA

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, a été libéré jeudi après avoir été enlevé à Tripoli et détenu pendant quelques heures par une brigade d'ex-rebelles, a indiqué à l'AFP le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz. "Il (M. Zeidan) est libéré. Mais nous ne disposons pas encore de détails sur les circonstances de sa libération", a indiqué M. Abdelaziz.

 

Jeudi matin, une brigade d'ex-rebelles, opérant en théorie sous les ordres des autorités libyennes, avait annoncé avoir "arrêté" Ali Zeidan. M. Zeidan "a été arrêté suivant le code pénal libyen (...) sur ordre du parquet général", a indiqué, rapporte l'AFP, "La Cellule des opérations de Tripoli" sur sa page Facebook.

Selon cette cellule qui dépend officieusement des ministères de la Défense et de l'Intérieur, M. Zeidan a été arrêté conformément aux articles relatifs aux "crimes et délits préjudiciables à l'Etat" et aux "crimes et délits préjudiciables à la sûreté" de l'Etat".

 

Selon Reuters, ces anciens rebelles libyens ont indiqué que l'enlèvement était une mesure de représailles à la capture d'un chef présumé d’el-Qaëda par une unité d'élite de l'armée américaine, samedi à Tripoli. Les ravisseurs ont expliqué avoir agi ainsi parce que le gouvernement libyen avait aidé à la capture d’Abou Anas al-Libi. Selon Reuters, le groupe est connu sous le nom de "Chambre des révolutionnaires de Libye".

 

Le conseil des ministres a, de son côté, indiqué sur sa page Facebook "ne pas être au courant d'une levée de l'immunité ou d'aucun ordre d'arrestation".

 

Le gouvernement avait annoncé dans un bref communiqué que Ali Zeidan avait été enlevé jeudi à l'aube à Tripoli par un groupe armé et "conduit vers une destination inconnue". M. Zeidan a été enlevé dans l'hôtel Corinthia où il réside, a précisé une source du bureau du Premier ministre sans autre précision. "Un grand nombre d'hommes armés sont entrés dans les lieux très tôt jeudi. Mais nous n'avons rien compris à ce qui se passait", a indiqué à l'AFP un employé de l'hôtel. Le gouvernement avait dénoncé un "acte criminel" et averti qu'il ne "cèderait pas au chantage".

 

La capture d’al-Libi avait provoqué la colère de groupes d'ex-rebelles et de partis politiques et mis dans l'embarras le gouvernement libyen qui l'avait qualifiée d'"enlèvement" et affirmé ne pas en avoir été informé. Mardi, les autorités libyennes ont enjoint les Etats-Unis de lui remettre immédiatement Abou Anas al-Libi.

 

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, ce chef présumé du réseau el-Qaëda était recherché par les Etats-Unis qui l'accusent d'implication dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya (plus de 200 morts).

 

Ali Zeidan, élu Premier ministre le 14 octobre 2012, est un diplomate ayant joué un rôle important dans la reconnaissance et le soutien des capitales occidentales à la rébellion contre le dictateur défunt Mouammar Kadhafi en 2011.

 

"Nous sommes en relation étroite avec de hauts responsables américains et libyens sur le terrain", avait indiqué pour sa part la porte-parole du département d'Etat américain Jennifer Psaki, à des journalistes, en réaction à l'enlèvement ce matin.

 

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Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, a été libéré jeudi après avoir été enlevé à Tripoli et détenu pendant quelques heures par une brigade d'ex-rebelles, a indiqué à l'AFP le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz. "Il (M. Zeidan) est libéré. Mais nous ne disposons pas encore de détails sur les circonstances de sa libération", a indiqué M. Abdelaziz.
 
Jeudi matin, une brigade d'ex-rebelles, opérant en théorie sous les ordres des autorités libyennes, avait annoncé avoir "arrêté" Ali Zeidan. M. Zeidan "a été arrêté suivant le code pénal libyen (...) sur ordre du parquet général", a indiqué, rapporte l'AFP, "La Cellule des opérations de Tripoli" sur sa page Facebook.
Selon cette cellule qui dépend officieusement des ministères de la Défense et de l'Intérieur, M. Zeidan a été...
commentaires (1)

Libye ou nouvelle capitale du terrorisme mondial ,tout est devenu possible capturer puis libérer est devenu une nouvelle tradition . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

13 h 21, le 10 octobre 2013

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Commentaires (1)

  • Libye ou nouvelle capitale du terrorisme mondial ,tout est devenu possible capturer puis libérer est devenu une nouvelle tradition . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    13 h 21, le 10 octobre 2013

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