Le chômage ne monte plus en Espagne. La Grèce est toute proche de l’équilibre budgétaire primaire. Après trois ans de mise sous tutelle, l’Irlande s’apprête à revenir sur les marchés. La Troïka salue l’avancée des réformes structurelles au Portugal. L’Italie vient de surmonter sa énième crise politique... De toute évidence, le regard porté sur les pays de la périphérie de la zone euro a changé. Il n’est plus question de sortie de la zone euro ni de faillite générale et concomitante de l’État et des banques. Les indicateurs cycliques ont incontestablement progressé ces derniers mois laissant envisager la fin d’une récession multi-annuelle. L’étape suivante, qui reste encore à confirmer, est celle de la reprise économique qui récompenserait les ajustements structurels importants réalisés dans beaucoup de ces pays. C’est dans ce contexte plus favorable que ces pays sont en train de bâtir leur budget pour 2014. Dans le mois qui vient, la Commission européenne va pour la première fois rendre son avis sur ces projets de budget avant leur adoption par les Parlements nationaux. Le but est d’éviter que les objectifs budgétaires se révèlent finalement hors d’atteinte, comme ce fut souvent le cas par le passé à cause d’un mauvais calibrage du couple croissance/austérité. Le sujet est crucial car les ratios de dette publique ne sont nulle part stabilisés à la périphérie de la zone euro, ni d’ailleurs dans beaucoup de pays « core ». Même si depuis l’été 2012, l’on n’a plus connu de tension brutale sur les primes de risque des pays européens, la soutenabilité de leur dette est toujours en question. À la périphérie de la zone euro, les signes de stabilisation de l’activité économique ne sont pas contestables, laissant l’espoir qu’une reprise s’en suive. Mais deux critiques sont généralement avancées pour discréditer tout scénario positif. La première est que l’activité se stabilise avec un chômage record, ce qui bride le redressement de la demande interne et pourrait compromettre l’équilibre social. La seconde est que la dette publique continue de croître depuis des niveaux déjà très élevés, souvent bien supérieurs à 100 % du PIB. Ce boulet est souvent jugé insoutenable.
Le chômage ne monte plus en Espagne. La Grèce est toute proche de l’équilibre budgétaire primaire. Après trois ans de mise sous tutelle, l’Irlande s’apprête à revenir sur les marchés. La Troïka salue l’avancée des réformes structurelles au Portugal. L’Italie vient de surmonter sa énième crise politique... De toute évidence, le regard porté sur les pays de la périphérie de la zone euro a changé. Il n’est plus question de sortie de la zone euro ni de faillite générale et concomitante de l’État et des banques. Les indicateurs cycliques ont incontestablement progressé ces derniers mois laissant envisager la fin d’une récession multi-annuelle. L’étape suivante, qui reste encore à confirmer, est celle de la reprise économique qui récompenserait les ajustements structurels importants réalisés dans...
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