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Économie - Liban - Rapport

Le déficit budgétaire libanais demeure un problème majeur, selon EFG Hermes

Pour la banque d’investissement, l’augmentation continue du nombre de réfugiés syriens au Liban mettrait sous tension les services publics. La banque a revu ses prévisions concernant le déficit budgétaire libanais à 9,4 % du PIB pour 2013 contre une estimation initiale de 8,9 % du PIB.

La banque d’investissement EFG Hermes a revu ses prévisions de croissance pour le Liban à 1,5 % pour 2013 contre une estimation initiale de 1 % en raison notamment de la demande locale incluant la consommation des réfugiés syriens. Cependant, la banque a considéré que cette légère augmentation dans les prévisions de croissance s’avérerait insignifiante, la croissance du PIB demeurant à un niveau très faible et serait le taux le plus bas parmi les pays de la région cette année. Selon l’institution financière, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, l’instabilité locale et régionale continue d’affecter sérieusement l’économie libanaise, le secteur du tourisme étant le plus sévèrement touché. La banque d’investissement a souligné que l’environnement politique libanais demeurait paralysé, les différents partis ne parvenant pas à se mettre d’accord sur la formation d’un nouveau gouvernement plus de six mois après la désignation du nouveau Premier ministre. Par ailleurs, EFG Hermes a prévu une croissance du PIB à 1,8 % pour 2014 à condition d’un autre plan de relance de la Banque du Liban et d’une demande interne soutenue.
En parallèle, la banque a revu ses prévisions concernant le déficit budgétaire libanais à 9,4 % du PIB pour 2013 contre une estimation initiale de 8,9 % du PIB. Elle a attribué le creusement de ce déficit principalement à un déclin plus important que prévu des recettes cette année. EFG Hermes a indiqué que les recettes publiques cette année avaient diminué de 4 % sur une base annuelle durant la première moitié de 2013, en raison d’une baisse des recettes provenant des impôts fonciers et des douanes, tandis que les dépenses ont connu une augmentation de 9 % annuellement. La banque d’investissement a ajouté que l’augmentation continuelle du nombre de réfugiés syriens au Liban mettait sous tension les services publics. EFG Hermes a considéré que le déficit budgétaire libanais demeurait un problème majeur, le ralentissement de l’activité économique ne permettant pas au gouvernement d’augmenter ses recettes et bloquant les tentatives potentielles d’abaisser le niveau de la dette via des opérations de privatisation ou le potentiel pétrolier.
La banque a enfin indiqué que le Liban n’avait pas réussi à lancer son premier appel d’offres pour la production de gaz et de pétrole, les différends sur la scène politique libanaise ayant empêché la ratification nécessaire des décrets.
EFG Hermes a en outre souligné que le ministère de l’Énergie et de l’Eau avait reporté l’appel d’offres pour la première fois jusqu’en décembre 2013. La banque a considéré que les risques de retardement demeurent encore très élevés. Elle a souligné que les reports successifs et l’instabilité politique menaçaient sévèrement la crédibilité du processus d’appels d’offres, ce qui pourrait éventuellement conduire certaines entreprises à retirer leurs offres. Sur le secteur de l’énergie et du gaz, la banque d’investissement ne s’est pas montrée optimiste quant à des développements positifs pour le pays sur le court terme.
La banque d’investissement EFG Hermes a revu ses prévisions de croissance pour le Liban à 1,5 % pour 2013 contre une estimation initiale de 1 % en raison notamment de la demande locale incluant la consommation des réfugiés syriens. Cependant, la banque a considéré que cette légère augmentation dans les prévisions de croissance s’avérerait insignifiante, la croissance du PIB demeurant à un niveau très faible et serait le taux le plus bas parmi les pays de la région cette année. Selon l’institution financière, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, l’instabilité locale et régionale continue d’affecter sérieusement l’économie libanaise, le secteur du tourisme étant le plus sévèrement touché. La banque d’investissement a souligné que l’environnement politique libanais demeurait paralysé,...
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