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À La Une - Syrie

Assad candidat en 2014 si le peuple le veut

"Si j'ai le sentiment que le peuple syrien veut que je sois président dans une prochaine étape, je me porterais candidat"

Le président syrien Bachar el-Assad. REUTERS/SANA/Handout

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2014 si le peuple le "voulait", alors que son pays est en pleine guerre civile et son régime accusé d'avoir tué des civils à l'arme chimique.

"Si j'ai le sentiment que le peuple syrien veut que je sois président dans une prochaine étape, je me porterais candidat", a affirmé M. Assad dans un entretien à la chaîne d'opposition Halk-TV diffusé vendredi soir par l'agence officielle Sana.

"Si la réponse est non, je ne le ferai pas", a-t-il ajouté, alors que son mandat actuel expire en 2014.

 

M. Assad, qui avait déjà dit qu'il allait "consulter" le peuple sur cette question, a précisé, sans élaborer, que la réponse serait "plus claire dans les quatre ou cinq mois".

"Les circonstances changeant rapidement, il est difficile de donner une réponse précise, mais je n'hésiterai pas (à me porter candidat) si je vois que cela va dans le sens de la volonté populaire", a-t-il insisté.

 

Dans cette même interview, le président syrien s'est déchaîné contre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui soutient l'opposition syrienne, l'accusant d'être "borné", "fanatique" et menteur" et prévenant Ankara qu'elle paierait "très cher" son appui aux rebelles, que son régime qualifie de "terroristes".

Il a accusé ces derniers d'aspirer à créer un "Etat islamique" en Syrie. "Ils n'ont rien à avoir avec l'islam, ils viennent du monde entier, de plus de 80 pays pour mener le jihad (guerre sainte) et créer cet Etat", a-t-il dit.

(Pour mémoire : Des rebelles syriens constituent une force islamique)

 

Ces déclarations interviennent au moment où un puissant groupe jihadiste affilié à el-Qaëda, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), progresse dans la zone frontalière de la Turquie, dans le nord de la Syrie.


Alors que ces jihadistes ont longtemps combattu aux côtés des rebelles plus "modérés" appuyés par des pays arabes et occidentaux, ils affichent de plus en plus leur volonté hégémonique dans cette région d'où ils veulent chasser tous les insurgés.

Maher al-Assad "en bonne santé"
Le président Assad, qui évoque rarement des questions liées à sa famille, a en outre démenti des rumeurs faisant état de la mort de son frère cadet Maher, le tout-puissant chef la Garde Républicaine et de la 4e division de l'armée en charge de la sécurité de Damas.
"Toutes les rumeurs concernant notre famille durant la crise sont des mensonges sans fondement (...). Maher est là, en charge de son travail, et il est en bonne santé", a assuré M. Assad.

Maher est un personnage-clé du clan Assad, qui règne sans partage sur la Syrie depuis plus de quatre décennies.


Sur un autre plan et alors qu'une équipe en désarmement chimique est arrivée mardi en Syrie pour répertorier les sites en vue de leur démantèlement, M. Assad a une nouvelle fois nié que son armée ait eu recours à cet arsenal contre la population civile le 21 août près de Damas, comme l'en accusent en particulier les Etats-Unis.


Cette attaque, confirmée par des experts de l'ONU qui n'ont toutefois pas désigné ses auteurs, avait fait planer une menace de frappe occidentale contre le régime de Damas, avant qu'un accord russo-américain ne débouche sur une résolution de l'ONU encadrant le désarmement de l'arsenal chimique.


La mission conjointe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l'ONU "a fait des premiers progrès encourageants", selon les Nations unies.


Les experts devraient pouvoir commencer dans la semaine à venir les inspections et le démantèlement des stocks estimés à plus de 1.000 tonnes, une opération inédite dans un pays en guerre.

Reportage

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Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2014 si le peuple le "voulait", alors que son pays est en pleine guerre civile et son régime accusé d'avoir tué des civils à l'arme chimique.
"Si j'ai le sentiment que le peuple syrien veut que je sois président dans une prochaine étape, je me porterais candidat", a affirmé M. Assad dans un entretien à la chaîne d'opposition Halk-TV diffusé vendredi soir par l'agence officielle Sana.
"Si la réponse est non, je ne le ferai pas", a-t-il ajouté, alors que son mandat actuel expire en 2014.
 
M. Assad, qui avait déjà dit qu'il allait "consulter" le peuple sur cette question, a précisé, sans élaborer, que la réponse serait "plus claire dans les quatre ou cinq mois".
"Les circonstances changeant rapidement, il est difficile...
commentaires (10)

QUEL PEUPLE ? PLUTÔT CE QUI VA EN RESTER DE CE "PEUPLE".... APRÈS TOUS CES TUÉS !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 45, le 06 octobre 2013

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Commentaires (10)

  • QUEL PEUPLE ? PLUTÔT CE QUI VA EN RESTER DE CE "PEUPLE".... APRÈS TOUS CES TUÉS !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 45, le 06 octobre 2013

  • S'il sera candidat, il vaincra les élections et établira la 1ère véritable démocratie Arabe! (La2inno El Chém w bléd el chém, Allah ma3a w 7émiha!). Le président Assad est aimé et voulu par la majorité des Syriens et les plus futés de la rue arabe.. surtout après ce qu'ils ont bien compris de cette pseudo révolution pilotée, salafisée, sionisée et qaédisée de mes 2. Certains d'entre nous l'avaient déjà compris et en avaient la certitude depuis les premiers mois de la crise... Y avait des signes qui ne trompaient point! Mais bon... Alors Go Ahead Assad ou propose quelqu'un de ton étoffe et de ta vision et soutiens le au cas où tu décide de ne pas te représenter. Mais je sais que le Syriens ne voudront que TOI parce que tu a résisté et quasiment vaincu une injuste guerre lanétraire contre ton pays. C'est bien connu; on ne change pas une équipe qui gagne!

    Ali Farhat

    19 h 51, le 05 octobre 2013

  • QUEL PEUPLE ? LES ESCADRONS DE MORTS ET LES SHABBI7A ???

    SAKR LOUBNAN

    19 h 51, le 05 octobre 2013

  • L'ABERRATION... DE L'ABERRANT !

    SAKR LOUBNAN

    19 h 31, le 05 octobre 2013

  • Ceux qui ne voteront (je ne sais pas si c'est le bon terme qu'il faut employer) pour lui seront envoyés dans les goulags de Poutine. Ou alors gazés. Ou alors exécutés par le Hezbollah sous l'ordre du boucher de Damas.

    Robert Malek

    17 h 14, le 05 octobre 2013

  • Pour être candidat , il faut être syrien, agé de 35 ans et avoir la fibre compatriotique , vous pouvez sans complexe prétendre à cette fonction Mr Le Président Bashar El Assad . Bonne chance à vous comme à tout autre candidat en pays laique et démocratique , en comparaison avec les donneurs de leçons du golfe désertique , en démocratie.

    Jaber Kamel

    13 h 54, le 05 octobre 2013

  • François Hollande aussi !

    M.V.

    13 h 36, le 05 octobre 2013

  • Paranoïa d'un dictateur criminogène ...? ou un vouloir inavoué de consulter un oculiste...?

    M.V.

    12 h 29, le 05 octobre 2013

  • Mais bien entendu que le peuple veut que vous soyez candidat M. Le Président. Les deux dernières fois il le voulait tellement qu'aucun autre candidat ne s'est présenté et vous avez été élu à plus de 99% des voix. Ne faites surtout pas comme ces Eurodécadents qui s'embarassent de partis politiques, d'une multitude de candidats, et de deux tours d'élection. En Syrie le Président clairvoyant sent que son peuple veut qu'il rempile pour un autre septennat et se soumet directement à la volonté populaire dont il a deviné l'issue.

    Jack Hakim

    12 h 04, le 05 octobre 2013

  • Le président syrien Bachar el-Assad a attrapé probablement la contagion du virus libanais prorogation sans demander l'avis à quiconque . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    11 h 34, le 05 octobre 2013

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