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Liban - Liban - Usa

Pédaler pour la bonne cause

Le programme Ride 2 Recovery vient en aide à des vétérans atteints d’état de stress post-traumatique.

Alex Tabet a passé sept semaines de l’été sur les routes des États-Unis.

L’été touche à sa fin. Le plus souvent, on regarde ces trois mois en se demandant ce qu’on a bien pu faire de tout ce temps. Ce n’est sûrement pas le cas d’Alex Tabet. Ce jeune New-Yorkais d’origine libanaise a passé en effet sept semaines de son été sur les routes des États-Unis, parcourant 3 500 miles... à vélo ! Une lubie, diront certains, qui a mené ce jeune de 17 ans ainsi que sept de ses camarades de l’Oregon à Concorde, dans l’État du New Hampshire. Une façon de sortir des sentiers battus tout en servant une bonne cause puisque le groupe d’amis a pédalé afin de récolter des fonds pour le programme Ride 2 Recovery qui vient en aide à des vétérans atteints d’état de stress post-traumatique et œuvre à une réhabilitation physique et psychique par le biais du cyclisme. « Cette organisation fait un travail formidable, confie Alex, et j’ai toujours aimé me lancer des défis : c’était donc l’occasion rêvée, mêlant l’aventure et la satisfaction d’aider des gens qui en ont besoin. »


Puis vint le parcours, avec son lot de fatigue et ses réalités concrètes. Un trajet aussi long n’épargne personne, encore moins des cyclistes amateurs. « On m’avait prévenu : il était impossible d’être préparé à ce parcours ; les deux premières semaines sur la route ont donc fait office d’entraînement, un entraînement assez rude qui m’a néanmoins permis de profiter à fond des cinq semaines suivantes, souligne-t-il. L’intensité de ces sept semaines de vélo va au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. »


La petite équipe a donc pédalé à travers les montagnes, les sentiers abandonnés et même les autoroutes, laissant derrière elle le confort auquel elle était accoutumée, dormant dans les gymnases et les églises, se réjouissant à la vue d’un simple lit. « Nous faisions des exercices de stretching tous les jours pour rester en forme, explique Alex. La présence du père de l’un de mes amis, qui est cycliste professionnel et qui nous a accompagnés tout au long du parcours, nous a été très bénéfique. Au bout d’un certain temps, pédaler est devenu une sorte de seconde nature : je me rappelle, par exemple, de cette fois où mon ami Charlie s’est endormi sur son vélo et a fini sa course dans un champ de maïs. »


Mais rien ne vaut le souvenir des miles parcourus en compagnie des vétérans qui suivent le programme Ride 2 Recovery, permettant ainsi au groupe de « constater par eux-mêmes le travail de l’association et de réaliser concrètement ce pour quoi ils sillonnaient les routes du pays ».


Selon Alex, le programme Ride 2 Recovery est important car il redonne aux vétérans un but à atteindre, un sentiment qui leur rend le goût des petites choses qui font que la vie soit plus belle, et outre les souvenirs qu’il garde en mémoire, c’est sans doute ce sentiment d’avoir contribué à ce processus d’amélioration du quotidien qui prime sur le reste.

 

 

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