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Économie

Merkel patronne incontestée de l’Europe

Ce n’est pas une victoire, c’est un triomphe. Un raz-de-marée. Angela Merkel a frôlé la majorité absolue en réalisant le meilleur score de son parti depuis la réunification. C’est la seule dirigeante européenne à avoir été réélue avec la crise. La preuve que le courage politique et la recherche du bien public peuvent mener à la victoire.
Espérons que le raz-de-marée de la chancelière allemande va lui donner de fait la présidence de la zone euro car la crise en Europe n’est pas terminée. À commencer par la Grèce : l’Europe a déjà dilapidé 300 milliards d’euros, mais il va falloir encore un nouveau plan de sauvetage d’un montant de plus de 10 milliards en échange d’un nouveau budget d’austérité dont les Grecs ne veulent pas. Les grèves massives se succèdent d’ailleurs dans ce pays.
Au Portugal, la situation politique reste tendue bien que ce pays ait fait un bon boulot. Il a respecté les contraintes fixées par l’Europe pour pouvoir bénéficier de l’aide de l’UE. Mais la coalition au gouvernement est en voie d’implosion. Les marchés sont d’ailleurs inquiets. Les taux d’emprunt à 10 ans au Portugal sont passés de 5 % en mai à plus de 7 % actuellement.
Peut-on avoir une nouvelle crise de la zone euro ? Dans les pays d’Europe du Sud, comme la Grèce, le Portugal mais aussi l’Italie, la situation politique est explosive. Le ras-le-bol des populations à l’égard de l’austérité est très fort. Tout va dépendre maintenant des objectifs du troisième mandat d’Angela Merkel. Va-t-elle opter pour une politique de relance ? Elle a les mains libres pour le faire.
Ce n’est pas une victoire, c’est un triomphe. Un raz-de-marée. Angela Merkel a frôlé la majorité absolue en réalisant le meilleur score de son parti depuis la réunification. C’est la seule dirigeante européenne à avoir été réélue avec la crise. La preuve que le courage politique et la recherche du bien public peuvent mener à la victoire.Espérons que le raz-de-marée de la chancelière allemande va lui donner de fait la présidence de la zone euro car la crise en Europe n’est pas terminée. À commencer par la Grèce : l’Europe a déjà dilapidé 300 milliards d’euros, mais il va falloir encore un nouveau plan de sauvetage d’un montant de plus de 10 milliards en échange d’un nouveau budget d’austérité dont les Grecs ne veulent pas. Les grèves massives se succèdent d’ailleurs dans ce pays.Au...
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