On se demande pourquoi un camion se renverserait sur une telle voie. Une voie où les véhicules avancent au ralenti, car elle mène aux bretelles qui relient le pont à l’autoroute du fleuve, quelques centaines de mètres plus bas.
Il devait rouler vite, ce camion, sans aucun doute. Il devait aussi transporter une charge trop haute et trop lourde bien plus importante que sa capacité. Une charge qui ne pouvait logiquement que le déstabiliser et le renverser à un tournant, ou même en ligne droite.
Résultat, la voie a été coupée pendant de longues heures, à cause de l’inconscience du chauffard, de son je-m’en-foutisme du code de la route et de la sécurité routière.
Cet incident n’est pas isolé. Loin de là. Il met le doigt sur l’absence absolue de contrôle des poids lourds sur l’ensemble des routes libanaises. Et dévoile la grande négligence des autorités peu soucieuses du respect des normes de chargement, des limites de vitesse et du bon état des véhicules. Une négligence qui sème la pagaille. Et qui met les automobilistes à la merci de chauffards peu scrupuleux.
Car ils agissent comme si la chaussée leur appartenait, ces conducteurs de poids lourds. Slalomant sur les autoroutes. Talonnant les voitures. Occupant toute la largeur des routes de montagne. Fonçant à tombeau ouvert. Se doublant à qui mieux mieux. Au mépris de leur vie et de celle des autres.
C’est donc à toute heure du jour et de la nuit que les automobilistes risquent leur vie derrière ces dangers publics surchargés de rochers, de barres de fer, de conteneurs ou de marchandises en tout genre. Comptant naïvement sur la courtoisie de chauffards qui n’ont qu’un objectif, faire parvenir le plus de marchandises possible à destination, le plus rapidement et par n’importe quel moyen.
Et au diable le citoyen !


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