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À La Une - Le Billet De Gaby Nasr

Plein gaz !

Un mois déjà, depuis le massacre chimique près de Damas ! La gesticulation affairée des enquêteurs blanc-bleu de l’ONU, leur verbiage coulant comme de l’huile de vidange et les fuites d’infos en jets prostatiques lâchées aux médias n’auront abouti qu’à un seul scoop : du sarin a bien été utilisé contre la population civile. « Merci Bernard ! » diront les niais qui soupçonnaient sans doute quelque fuite dégagée par un stock de déodorants périmés. Sauf que jusque-là, personne n’a été fichu de débusquer le pétomane qui a lâché le gaz.
Le plus rigolo dans l’histoire est que tant le régime calcifié du Baas que les rebelles barbus en burnous sont parfaitement capables de ce genre d’enfumage. Forcément, puisque ni le fiston Assad ni les agités de la babouche ne font dans la broderie et que les scrupules de crimes de guerre ou contre l’humanité ne sont visiblement pas le genre de la maison.
Du côté du Hezbollah, dont le corps expéditionnaire en Syrie assure parfaitement son boulot de chair à canon pour le compte des mollahs persans, rien ! Réactivité : zéro. Pas un mot, encéphalogramme plat ! Michel de Sleimanie aura beau essayer de lui fourguer encore sa déclaration de Baabda pour garder le Liban loin de la béchamel, rien n’y fera. Le Sayyed Barbu a déjà rentabilisé le papelard en l’utilisant pour caler un vieux buffet bancal au fond de sa caverne.
Alors que faire ? Justement rien et c’est ce que font à merveille le très peu Baraqué de la Maison-Blanche et le Hollandais de l’Élysée, depuis que sous les ors et lambris du Kremlin un fils de Poutine leur a fait manger leurs fanfaronnades.
Les trois neuneus vont ainsi pouvoir s’étriper tranquille pour, nous dit-on, pacifier le pays. Les Syriens appellent de leurs vœux la colombe de la paix, ils n’auront eu droit jusque-là qu’au pet de la colombe.

 

gabynasr@lorientlejour.com

Un mois déjà, depuis le massacre chimique près de Damas ! La gesticulation affairée des enquêteurs blanc-bleu de l’ONU, leur verbiage coulant comme de l’huile de vidange et les fuites d’infos en jets prostatiques lâchées aux médias n’auront abouti qu’à un seul scoop : du sarin a bien été utilisé contre la population civile. « Merci Bernard ! » diront les niais qui soupçonnaient sans doute quelque fuite dégagée par un stock de déodorants périmés. Sauf que jusque-là, personne n’a été fichu de débusquer le pétomane qui a lâché le gaz.Le plus rigolo dans l’histoire est que tant le régime calcifié du Baas que les rebelles barbus en burnous sont parfaitement capables de ce genre d’enfumage. Forcément, puisque ni le fiston Assad ni les agités de la babouche ne font dans la broderie et que les...
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