L’Ontario accueille la troisième Bourse d’Amérique du Nord, Toronto.
Fédération de dix provinces et trois territoires, le Canada ne dispose pas d’une autorité nationale des marchés financiers, comme c’est le cas aux États-Unis avec la SEC ou en France avec l’AMF.
Cela fait 70 ans qu’Ottawa tente de présenter une législation unique en ce sens, et c’est pour cette raison, a expliqué M. Flaherty, que son ministère s’est entendu avec la Colombie-Britannique (Ouest) et l’Ontario (Centre) pour « mettre sur pied un régime coopératif en matière de réglementation des marchés de capitaux ».
« Nous nous attendons à ce que le Canada, avec cet accord, attire davantage d’investissements », a dit Jim Flaherty lors d’une conférence de presse. « Nos investisseurs seront davantage protégés et nous pourrons lutter plus efficacement contre les crimes en col blanc », a-t-il assuré.
L’Ontario accueille la troisième Bourse d’Amérique du Nord, Toronto, et avec cette alliance avec la Colombie-Britannique, « deux tiers » des transactions financières du pays seront sous la loupe de l’« organisme coopératif en matière de réglementation des marchés de capitaux » qui va être créé d’ici à 2015, a souligné Charles Sousa, ministre des Finances de la province la plus riche et la plus peuplée du Canada.
Établi à Toronto, cet organisme indépendant « protégera mieux les investisseurs, améliorera le secteur des services financiers, favorisera l’efficience des marchés de capitaux et gérera le risque systémique », a noté le ministère canadien des Finances.
« J’espère que les autres gouvernements (provinciaux) étudieront avec sérieux la possibilité de faire partie du régime coopératif », a lancé Michael de Jong, ministre des Finances de la Colombie-Britannique.
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