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Liban

Des Libanais chez les « fortes têtes » de l’ENA

Dix-sept des 134 diplômés de la promotion Léopold Sédar Senghor occupent aujourd’hui des postes-clés en France. Mieux que la célébrissime promotion Voltaire !

Ils sont quelques Libanais à figurer chaque année au palmarès de l’École nationale d’administration (ENA), le prestigieux établissement qui fournit à l’État français la crème de la crème de ses grands serviteurs. Ce n’est pas toujours – loin de là ... – le cas au Liban où, on l’aura deviné, il faut se présenter à un concours qui permettra de sélectionner les heureux élus sur une base confessionnelle, partisane et/ou « zaïmale » (comprendre si la personne intéressée par un poste officiel a été dûment recommandée par un leader). À défaut, il leur sera toujours loisible de se tourner vers le privé, plus attentif aux qualités professionnelles que sectaires, où ils feront une brillante carrière. En France, il arrive souvent que le parti politique ayant accédé au pouvoir à la faveur d’élections se tourne vers ce vivier pour y puiser de
nouvelles recrues.
La réputation de l’ENA est telle que le journal Le Monde vient de se pencher sur cet univers à nul autre pareil où les pépites sont plus nombreuses à trouver qu’au sein d’autres grandes écoles. Dans son magazine M de début septembre, le quotidien aborde un cas particulier : celui de la promotion Léopold Sédar Senghor (2004), devenue aussi célèbre que la promotion Voltaire. Celle-ci comprenait une impressionnante liste de noms devenus célèbres : François Hollande, Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Michel Sapin, ainsi qu’une vingtaine de grands commis, banquiers, assureurs, etc.
Le quotidien recense dix-sept membres de cette promotion Senghor occupant actuellement des postes-clés de la République. Citons-en quelques-uns : Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l’Élysée ; Nicolas Namias, conseiller à la présidence du Conseil ; Thomas Andrieu, directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur. Ajoutons-y Aurélien Lechevallier, directeur de l’Institut français du Liban, qui vient d’être appelé à de nouvelles fonctions, ainsi qu’un couple libanais : Rami Adwane et son épouse anglaise Joanna Ellis. Lui fait partie depuis une dizaine d’années des cadres du ministère des Affaires étrangères ; elle joue les femmes au foyer.
Le Monde relate les péripéties d’une aventure inédite dans les murs de l’ENA, celle d’une promotion 2004 « particulièrement unie, écrit le journal, qui a défié avec une virulence jamais égalée la direction de l’ENA ». Les 134 membres de « Léopold Sédar Senghor » ont chargé leur major, Marguerite
Bérard-Andrieu, de remettre au directeur un dossier de vingt pages intitulé : « L’ENA, l’urgence d’une réforme ». Tout y passe, de la dénonciation de l’enseignement tel qu’il est pratiqué aux deux concours d’entrée et « de circonstances ». Les révoltés obtiennent gain de cause sur l’essentiel, dont la publication des notes.
Cette promotion à nulle autre pareille reste la plus politisée de l’histoire de l’école, « à tout le moins depuis trente ans », fait dire Le Monde à l’actuel directeur général de la Caisse des dépôts, Jean-Pierre Jouyet, « celle d’une relève politique en marche ».
Les « fortes têtes », qui sont aussi des têtes bien faites, brillent désormais au firmament de la vie publique française. Donnera-t-on un jour la chance qui leur revient de plein droit aux énarques libanais ?...
Ils sont quelques Libanais à figurer chaque année au palmarès de l’École nationale d’administration (ENA), le prestigieux établissement qui fournit à l’État français la crème de la crème de ses grands serviteurs. Ce n’est pas toujours – loin de là ... – le cas au Liban où, on l’aura deviné, il faut se présenter à un concours qui permettra de sélectionner les heureux élus sur une base confessionnelle, partisane et/ou « zaïmale » (comprendre si la personne intéressée par un poste officiel a été dûment recommandée par un leader). À défaut, il leur sera toujours loisible de se tourner vers le privé, plus attentif aux qualités professionnelles que sectaires, où ils feront une brillante carrière. En France, il arrive souvent que le parti politique ayant accédé au pouvoir à la faveur...
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Alla ysé3id Françà...

GEDEON Christian

14 h 05, le 17 septembre 2013

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Commentaires (1)

  • Alla ysé3id Françà...

    GEDEON Christian

    14 h 05, le 17 septembre 2013

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