Le pays du Cèdre s’est ainsi rangé 110e parmi 176 pays dans le monde et onzième parmi 20 pays arabes sur la notation de l’environnement politique sur le long terme. Cet indice est un indicateur général de la stabilité politique dans un pays donné. Il évalue les facteurs qui génèrent de l’incertitude et qui peuvent altérer la capacité d’un État à remplir ses fonctions. Dans cette catégorie, le Liban s’est vu attribuer la note de 56,4 points, un score inchangé depuis 2011, mais significativement en baisse en comparaison avec les 60,4 points obtenus en 2010, précise le rapport, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank. Selon BMI, « ce score reflète la faiblesse du système politique libanais, accompagné de sérieux défis à relever vu la faiblesse des institutions de l’État, le niveau de corruption et les problèmes sociaux ». Dans la région, le Liban a tout de même obtenu un score plus élevé que Djibouti, l’Égypte, l’Irak, le Yémen, la Mauritanie, la Cisjordanie et la bande de Gaza, le Soudan, la Libye et la Syrie.
Par ailleurs, le Liban s’est rangé à la 150e place parmi 176 pays dans le monde et à la douzième position dans le monde arabe en ce qui concerne l’environnement politique sur le court terme. Cette catégorie évalue les prévisions de stabilité politique pour un pays donné sur le court terme, notamment la capacité d’un gouvernement de proposer, d’adopter, de mettre en place et de renforcer la législation sur une période de deux ans à venir. Le score du Liban dans cette catégorie est tombé à 45,2 points en 2013, contre 47,7 en 2012 et 52,1 points en 2011. Selon BMI, le score du Liban dans cette catégorie reflète un « gouvernement fondamentalement instable en partie en raison de problèmes sociaux et d’un niveau important de corruption ». Dans la région, le Liban a seulement fait mieux que le Yémen, l’Égypte, la Libye, la Mauritanie, l’Irak, la Cisjordanie, la bande de Gaza et le Soudan.
En parallèle, le Liban est arrivé 106e parmi 173 pays dans le monde et 14e dans les pays arabes sur le critère de notation économique sur le long terme. Cette catégorie évalue le degré de capacité d’un pays à créer une croissance sans inflation, combiné à un niveau modéré des déficits fiscaux et extérieurs et des ratios de dette maîtrisés. Le score du Liban a ainsi diminué à 46,6 points en 2013 contre 48,3 points en 2012. BMI a considéré à cet égard que le profil du Liban suggérait certaines « vulnérabilités », qui limitaient les perspectives d’une croissance durable et solide. Dans la région, il faut préciser que le Liban a seulement fait mieux que la Cisjordanie et la bande de Gaza, Djibouti, la Mauritanie, le Yémen, la Syrie et le Soudan.
Enfin, le Liban s’est placé à la 144e place mondiale parmi 173 économies et à la quinzième place parmi 20 pays arabes sur la performance économique sur le court terme. Cette sous-catégorie évalue la santé économique d’un pays donné.


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