M. Sleiman et Mme Hariri arborant un grand drapeau libanais au cours de la cérémonie à Beiteddine. Photo Dalati et Nohra
Dans une initiative inédite venant de la classe politique, la députée Bahia Hariri a proposé hier de rendre au peuple libanais le montant entier de ses salaires de députée depuis 2009.
« En tant que citoyenne libanaise, je présente mes excuses au peuple libanais parce que je n’ai pas rempli mon devoir depuis 2009, a-t-elle déclaré hier. J’ai touché du peuple libanais un salaire que je n’ai pas mérité. Or depuis que j’ai des petits-enfants, je comprends encore mieux combien précieuse est la descendance, et combien les citoyens me sont encore plus précieux que la nation elle-même. Voilà pourquoi j’aurai l’honneur de rendre au peuple libanais tout ce que j’ai touché durant ce mandat parlementaire, soit cinq cent vingt-cinq millions quatre-vingt-deux mille et cinq cents livres libanaises (525 082 500 LL). Cette somme nous permettra de fonder une caisse de valeurs nationales, un compte appelé “Je t’aime Liban 2020”, sous la supervision du président de la République Michel Sleiman qui en restera le président d’honneur jusqu’en 2020. Nous œuvrerons en coopération avec l’Association des banques pour l’ouverture d’un compte dans toutes les banques libanaises. »
Mme Hariri s’exprimait ainsi à l’issue d’une rencontre avec le président Sleiman à Beiteddine, à l’occasion d’une cérémonie pour le 93e anniversaire de la déclaration du Grand Liban. Mme Hariri s’est dit convaincue que « beaucoup de députés qui le peuvent participeront à cette caisse », soulignant que cet argent servira à « des études, des stratégies et des législations nécessaires pour que le Liban de 2020 soit un pays digne de ses créateurs, ses producteurs et ses inventeurs, en collaboration avec son élite de jeunes universitaires ».
La députée s’est longuement attardée sur les préparatifs en vue du centenaire de la déclaration du Grand Liban, qui sera célébrée en 2020 et dont elle présidera l’équipe en charge. Elle a rappelé que l’initiative a été évoquée une première fois en 2010. « Notre ambition était, de par cette initiative, de mettre au point une stratégie nationale à travers laquelle nous définirions quel Liban nous voulons d’ici à 2020, a-t-elle poursuivi. Ce que nous avons découvert, c’est que le Liban d’il y a cinquante ans, c’est-à-dire en 1961, disposait d’une stratégie complète de développement. En effet, le 15 mars 1959, le défunt président de la République Fouad Chéhab avait demandé au directeur du Centre international de recherche et de civilisations à Paris Irfed, le père Lebret, un plan global pour une politique de développement équilibré pour le pays, prenant en compte ses besoins et ses capacités économiques et sociales. Cette étude de sept chapitres a été finalisée en mai 1961, et tout le monde sait que depuis ce temps-là, toute réussite au Liban a découlé du plan d’Irfed. Mais ce plan n’a pas été appliqué dans sa totalité. Nous pensons le prendre pour point de départ dans notre stratégie en vue du centenaire du Grand Liban. »
Mme Hariri a déploré cependant que dans les préparatifs pour 2020, le comité en charge n’ait pas encore pu faire grand-chose depuis 2010. Elle a précisé s’être réunie avec l’équipe de jeunes chargés de la cérémonie qui aura lieu à cette date, pour déterminer les critères suivant lesquels se feront les invitations.
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Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Qu'elle garde son fric , le brule ou fait ce qu'elle veut , mais qu'elle nous livre le wazwaz assassin de nos vaillants soldats, avec son moineau.
18 h 34, le 02 septembre 2013