Roger Federer figure dans le top 5 du classement ATP depuis le 10 février 2003. Il était resté dans le top 3 du classement ATP du 7 juillet 2003 au 8 juillet 2013. Il n’a plus quitté le top 10 depuis le 14 octobre 2002. Il n’a plus quitté le top 20 depuis le 23 avril 2001. Il figure dans le top 100 depuis le 11 octobre 1999. Il a passé 302 semaines à la première place mondiale, un record. John Sommers II/Reuters
En jetant un coup d’œil au classement ATP hier, on doit descendre jusqu’à la 7e place pour trouver trace de Roger Federer. C’est le plus mauvais classement du Suisse depuis plus de dix ans.
Vainqueur à Cincinnati l’an dernier, éliminé en quarts de finale de l’édition 2013 par Rafael Nadal, Federer a perdu plus de 800 points. Comme dans le même temps, Tomas Berdych et Juan Martin Del Potro, qui le suivaient au classement, ont eux atteint les demi-finales, le Bâlois perd deux places à l’issue de cette semaine.
Il y a un an, à la même époque, Roger Federer était encore numéro un mondial. Il avait repris le pouvoir en s’imposant à Wimbledon en juillet 2012, son 17e et dernier titre du grand chelem à ce jour. Mais en perdant son titre à Cincinnati, son capital points s’est considérablement aminci. Il a perdu son plus gros quota de points, qui pesait la semaine dernière encore pour près de 20 % de son total. Sur les 52 dernières semaines, celles qui sont comptabilisées pour établir la hiérarchie mondiale, Roger Federer n’a remporté qu’un seul tournoi, celui de Halle, un ATP 250, la catégorie qui rapporte le moins de points. Il n’a atteint les demi-finales qu’une seule fois sur les quatre derniers tournois du grand chelem et ne compte qu’une seule finale en 2013, celle gagnée à Halle. Pas étonnant dans ces conditions de le voir glisser au classement.
Le classement n’est plus une priorité
Mais la chute est pour le moins brutale. Avant Wimbledon, il pointait encore à la troisième place. Un podium qu’il n’avait jamais quitté depuis juillet 2003. En perdant quatre places en l’espace de six semaines, Federer a vu se matérialiser par les chiffres son déficit de rendement sur les courts. Pour autant, il ne s’affole pas. « À ce stade de ma carrière, le classement n’est pas vraiment ma priorité, a-t-il expliqué après son élimination dans l’Ohio. J’essaie surtout de remettre mon jeu en place. » Le premier élément (le classement) ne pourra être que la conséquence du second (le jeu). Federer a raison sur ce point, comme il a raison de souligner que, sur le fond, être 7e ou 5e ne change pas grand-chose dans l’optique de l’US Open.
L’important, en matière de classement avant un grand chelem, est de figurer parmi les quatre premiers, ou parmi les quatre suivants.
Qu’il soit 5e, 6e, 7e ou 8e, Roger Federer s’expose de toute façon à affronter un des quatre premiers mondiaux en quarts de finale. Mais ça, c’est de la théorie. Dans la pratique, il devra d’abord atteindre les quarts de finale. Il n’y a plus de formalité pour lui désormais. C’est la faiblesse des simples mortels du tennis, parmi lesquels il a repris place ces derniers temps. Il doit juste s’y habituer.


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