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FC Barcelone : « Tata », pour faire oublier Pep et Tito ?

L’entraîneur argentin Gerardo « Tata » Martino a accepté cet été un défi empoisonné : faire aussi bien que ses prédécesseurs Pep Guardiola et Tito Vilanova, avec qui le FC Barcelone a vécu cinq années de triomphes.
Recruté fin juillet après le départ de Vilanova pour raisons de santé, le technicien de 50 ans a hérité d’une équipe qui a tout gagné ces dernières années et dont le jeu de passes a fasciné l’Europe du football.
Il aura la lourde tâche d’essayer d’initier un nouveau cycle en entretenant la « faim de victoire » de ses joueurs, sacrés champions d’Espagne en mai avec la bagatelle de 100 points – un total aussi atteint par le Real Madrid titré en 2012.
Sous les ordres de Guardiola (2008-2012), les Catalans ont gagné deux Ligues des champions (2009, 2011) et décroché trois championnats d’Espagne (2009, 2010, 2011), avant d’en remporter un quatrième en mai avec Vilanova, ancien adjoint de Pep.
Mais Tito, souffrant d’un cancer des glandes salivaires, a dû se retirer à son tour et le Barça a recruté en urgence « el Tata », un technicien réputé en Amérique du Sud.

Continuité de style
Le contexte de l’arrivée de Gerardo Martino n’est évidemment pas idéal, pas plus que son manque d’expérience du football européen.
Milieu de terrain emblématique des Newell’s Old Boys dans les années 1980, le natif de Rosario – comme la star du Barça Lionel Messi – a fait toute sa carrière d’entraîneur entre l’Argentine et le Paraguay.
Il s’est fait connaître en qualifiant le Paraguay en quarts de finale de la Coupe du monde en 2010, une première. Avec un effectif limité, ce disciple du très offensif entraîneur argentin Marcelo Bielsa avait alors imprimé un style plutôt prudent aux « Guaranis ».
Devenu entraîneur des Newell’s Old Boys de Rosario en 2011, Martino a conduit son club de cœur au titre dans le tournoi final argentin en juin, lui imprimant un style fait de possession, de jeu au sol et de pressing intense à la perte du ballon.
Soit nombre des principes de jeu du Barça sous l’ère Guardiola-Vilanova... Ce qui a sans doute convaincu les dirigeants catalans de tenter cette greffe après avoir privilégié avec Pep et Tito deux hommes formés au club.
Dès son arrivée, Martino s’est montré très respectueux de l’héritage laissé par ses devanciers, promettant avec ses adjoints de ne pas bousculer l’identité de jeu barcelonaise.

Des choses à revoir
« Nous allons essayer de récupérer certaines choses qu’on a vues dans la meilleure version du Barça, ajouter quelques idées que nous avons aussi, convaincre les joueurs que ce sont des questions faciles à intégrer », a souligné l’Argentin lors de sa présentation fin juillet.
Le souvenir cuisant de la double défaite de Barcelone contre le Bayern Munich en demi-finale de la dernière Ligue des champions (7-0 cumulé sur les deux matches) devrait toutefois inciter le nouvel encadrement à revoir certaines choses.
Renforcer le pressing, une arme qui a rendu le Barça de Guardiola quasi irrésistible, semble une priorité du nouvel encadrement.
Réorganiser la défense après le départ à Monaco du Français Éric Abidal et les problèmes au genou du pilier Carles Puyol (35 ans), est aussi à l’ordre du jour – les noms de David Luiz (Chelsea) ou Daniel Agger (Liverpool) sont évoqués.
Enfin, parvenir à intégrer au mieux la nouvelle pépite brésilienne Neymar, arrivée en Catalogne pour 57 millions d’euros, et mettre sur pied un duo explosif avec l’Argentin Messi, meilleur buteur de Liga 2012-2013 avec 46 buts, sera le grand défi de « Tata ».
Lors des matches de préparation, Neymar a inscrit deux buts sur son flanc gauche, Messi cinq en pointe, et les deux joueurs ont assuré s’entendre à merveille sous l’égide de Martino.
Mais seuls les titres pourront transformer ce technicien méconnu en entraîneur reconnu, avec une première échéance dès les 21 et 28 août pour la Supercoupe d’Espagne face à l’Atletico Madrid.
L’entraîneur argentin Gerardo « Tata » Martino a accepté cet été un défi empoisonné : faire aussi bien que ses prédécesseurs Pep Guardiola et Tito Vilanova, avec qui le FC Barcelone a vécu cinq années de triomphes.Recruté fin juillet après le départ de Vilanova pour raisons de santé, le technicien de 50 ans a hérité d’une équipe qui a tout gagné ces dernières années et dont le jeu de passes a fasciné l’Europe du football.Il aura la lourde tâche d’essayer d’initier un nouveau cycle en entretenant la « faim de victoire » de ses joueurs, sacrés champions d’Espagne en mai avec la bagatelle de 100 points – un total aussi atteint par le Real Madrid titré en 2012.Sous les ordres de Guardiola (2008-2012), les Catalans ont gagné deux Ligues des champions (2009, 2011) et décroché trois championnats...
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