Michel Sleiman à son arrivée au palais de Beiteddine. Photo ANI
Le chef de l’État a également défendu à nouveau la déclaration de Baabda et « le principe de tenir le Liban à l’écart des conflits qui l’entourent », sous-entendu du conflit en Syrie.
« Cessons de nous mentir les uns aux autres, a dit le président devant les personnalités officielles et administratives qui l’accueillaient au palais de Beiteddine. Nous devons nous parler en toute franchise à la table du dialogue. (...) Regardons les choses en face et prenons nos responsabilités. Soyons réalistes et acceptons l’avis des autres, pénétrons-nous de leurs appréhensions. »
Dans cet ordre d’idée, le chef de l’État a affirmé qu’il ne se départira pas des prérogatives de former le gouvernement que lui accorde la Constitution. « La Constitution accorde au président de la République et au président du Conseil désigné la prérogative de former conjointement le gouvernement, conformément à ce qu’ils pensent être l’intérêt du pays (...) Il n’est donc pas question de renoncer à cette prérogative, alors même que je réclame l’amélioration et le développement des prérogatives du président de la République (...) Je le dis donc à tous, très clairement, il faut former le gouvernement dans les plus brefs délais. » Et de donner le gouvernement sortant, pourtant formé d’une majorité « d’une seule couleur politique », en exemple d’impartialité. « Notre présence est la garantie nationale du respect de la Constitution (...) qu’une partie politique y soit représentée ou pas », a-t-il insisté
Relations privilégiées avec la Syrie
Le chef de l’État a souligné en outre que les échéances constitutionnelles se rapprochent. « Hier, nous avons reporté les législatives pour trouver une nouvelle loi électorale, ce que nous souhaitons. Très prochainement commence la course à la présidence de la République. Il n’est plus possible d’attendre. Nous souhaitons la formation d’un gouvernement représentatif de toutes les communautés libanaises, à condition que ce principe ne se transforme pas en une barricade qui entraverait la formation du cabinet ». Et le chef de l’État de s’interroger sur « les raisons qui poussent les Libanais à vouloir montrer gratuitement que leur État est en faillite (...) alors que les peuples alentour luttent pour cette démocratie ».
« Pourquoi sacrifier le Liban, son économie, sa culture, sa sécurité et ses libertés sur l’autel de la démocratie des autres ? » a-t-il insisté, en allusion probable à l’engagement du Hezbollah en Syrie. Et de rappeler que le Liban respecte strictement le principe des « relations privilégiées » avec la Syrie prévues par l’accord de Taëf, en empêchant que son territoire ne se transforme en zone tampon par laquelle des armes ou des combattants transitent vers la Syrie, ou bien en asile pour les combattants rebelles.
L’accord de Taëf prévoit que « nous ne portons pas atteinte à la sécurité de la Syrie et que la Syrie ne porte pas atteinte à la nôtre », a-t-il expliqué. Pour M. Sleiman, « la déclaration de Baabda protège le Liban et son unité », tandis que l’engagement du Liban dans « une stratégie de défense » telle qu’il l’a définie dans ses grandes lignes protège le Liban d’Israël.
Armée-peuple-résistance
Enfin, au sujet de l’équation armée-peuple-résistance figurant dans la déclaration ministérielle, le chef de l’État a souligné : « Cette relation doit être gérée, et qui mieux que l’État est habilité à le faire, à condition que cette gestion ne soit pas unilatérale. »
« Au nom de cette équation, je demande à toutes les parties de revenir à elles-mêmes et à la patrie. Appuyons l’armée, ne la trahissons pas. Ne lui compliquons pas la tâche (...) en multipliant les groupes armés se conduisant à leur gré. Le potentiel national de l’armée, de l’État, de la résistance n’appartient pas à une faction ou une communauté ; ils sont propriété de la patrie, et c’est à elle de décider de l’usage de ce potentiel national. »
Dans cet ordre d’idée, le chef de l’État a affirmé qu’il ne se départira pas des prérogatives de former le gouvernement que lui accorde la Constitution. « La Constitution accorde au président de la République et au président du...


Vu que les politiciens mesure le temps avec les montres molles de Dali ...."les plus brefs délais" peuvent devenir chez nous , du temps politicien ajouté au temps emporte le vent...(lol)
08 h 53, le 13 août 2013