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Cinema- - Focus

Le split screen, ou quand l’écran se fragmente

« The Thomas Crown Affair », un exemple de split screen.

Comme une planche de dessin animé, le split screen décompose l’écran et donne à voir une fragmentation de l’espace et du temps. La notion de plan est donc abolie et l’on a affaire à une composition de plans. Cette figure cinématographique n’empêche pas qu’un montage se fasse dans ces cadres qui peuvent avoir différentes formes et tailles. Mais, contrairement aux bandes dessinées, le split screen ne se lit pas successivement de bas en haut ou de gauche à droite. Cette technique invite le spectateur à comprendre cette lecture que lui présente le réalisateur. Très employé dans les années 70 et 80, à l’instar de Bullitt de Peter Yates ou Carrie de Brian de Palma, le split screen a disparu du décor durant deux décennies pour réapparaître en force grâce à la série 24 où toute l’action se déroulait en 24 heures.
La perception du spectateur n’est jamais standard car les split screen sont tous différents l’un de l’autre. Ainsi, contrairement au montage alterné, où l’on passe d’une situation à une autre, on assiste aux deux situations simultanément. Le rapport au temps est donc très différent car, dans le cas d’un montage alterné, on n’a connaissance que d’une situation à la fois et on manque, par conséquent, des informations contenues dans l’autre situation pendant ce laps de temps. Il n’y a pas d’action qui se passe hors champ. Le spectateur assiste ainsi à toute l’action, comme dans Kill Bill, et le suspense s’en retrouve intensifié.
Dans Requiem for a Dream, autre exemple de cette technique, il y a juxtaposition de deux plans qui sont collés l’un à l’autre et font effet de split screen. Ici, une scène n’est pas montrée sous deux angles différents, mais pour montrer deux versions d’une même scène. D’autres split screen très célèbres sont à signaler comme ceux de Brian de Palma qui avait utilisé cette technique dans dix de ses films, The Thomas Crown Affair ou encore The Boston Strangler.
Comme une planche de dessin animé, le split screen décompose l’écran et donne à voir une fragmentation de l’espace et du temps. La notion de plan est donc abolie et l’on a affaire à une composition de plans. Cette figure cinématographique n’empêche pas qu’un montage se fasse dans ces cadres qui peuvent avoir différentes formes et tailles. Mais, contrairement aux bandes dessinées, le split screen ne se lit pas successivement de bas en haut ou de gauche à droite. Cette technique invite le spectateur à comprendre cette lecture que lui présente le réalisateur. Très employé dans les années 70 et 80, à l’instar de Bullitt de Peter Yates ou Carrie de Brian de Palma, le split screen a disparu du décor durant deux décennies pour réapparaître en force grâce à la série 24 où toute l’action se déroulait en 24...
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