Il est des Libanais qui pratiquent la haine et la guerre, mais il en est d’autres qui cultivent l’art et le beau. Il est des Libanais qui n’ont de cesse qu’ils ne tirent le pays vers le bas, mais il en est d’autres qui font sa fierté. Crazy Opera, spectacle exclusivement national, présenté au Festival de Byblos le 24 juillet dernier, a montré que, contre vents et marées, notre tissu social se compose encore, même dans son infime partie, de jeunes talents remarquables qui travaillent avec ferveur pour donner le meilleur d’eux-mêmes, reflétant une image reluisante que le Liban se doit de promouvoir avec empressement. Samar Salamé, chanteuse lyrique, mais aussi comédienne et danseuse, accompagnée de l’ubiquiste Tony Abou Jaoudé (il n’arrêtera jamais de nous surprendre), était entourée ce soir-là de musiciens et danseurs entièrement made by Lebanon pour offrir une représentation colorée de chants et chorégraphies dignes des meilleurs spectacles internationaux. Créatrice à part entière, la jeune soprano a procédé avec brio au mélange des genres, fusionnant allègrement les musiques d’Est et d’Ouest. Ce spectacle inédit a donc incorporé une instrumentation orientale à de la musique occidentale, le piano se mêlant au oud ou s’y relayant en parfaite symphonie. Dans une harmonie sans ombre, le Ya Habibi ta’ala d’Asmahan interprété en abaya a offert la place, par un enchaînement sans obstacles, à du Haendel en robe longue de soirée. Le tout dans un amalgame, une intégration des cultures grâce auxquels le public étonné et conquis a savouré une musique sans barrières parlant une seule langue, celle de la tolérance et de l’amour, et couvrant les grondements angoissants du sectarisme et du fanatisme. Soirée magique où les interprètes de Crazy Opera ont entrepris à leur échelle d’aplanir les montagnes des différences en une osmose symbiotique des civilisations, comme dans un rêve de paix. Une goutte d’eau versée sur les incendies de violences qui nous ravagent, mais une goutte d’eau quand même. Des artistes d’une telle trempe, le Liban en redemande...
Il est des Libanais qui pratiquent la haine et la guerre, mais il en est d’autres qui cultivent l’art et le beau. Il est des Libanais qui n’ont de cesse qu’ils ne tirent le pays vers le bas, mais il en est d’autres qui font sa fierté. Crazy Opera, spectacle exclusivement national, présenté au Festival de Byblos le 24 juillet dernier, a montré que, contre vents et marées, notre tissu social se compose encore, même dans son infime partie, de jeunes talents remarquables qui travaillent avec ferveur pour donner le meilleur d’eux-mêmes, reflétant une image reluisante que le Liban se doit de promouvoir avec empressement.Samar Salamé, chanteuse lyrique, mais aussi comédienne et danseuse, accompagnée de l’ubiquiste Tony Abou Jaoudé (il n’arrêtera jamais de nous surprendre), était entourée ce soir-là de musiciens...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.