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Cinema-

Carnet morose

Bernadette Lafont, « une fille formidable comme elle »

Elle est morte dans la plus grande discrétion et a été enterrée dans la plus grande simplicité. Née le 26 octobre 1938 à Nîmes (Gard), cette fille de pharmacien se destinait d’abord à la danse tout en rêvant de cinéma. C’est grâce à son premier mari, le comédien Gérard Blain, qu’elle rencontre les jeunes réalisateurs de la nouvelle vague, dont François Truffaut qui lui offrira en 1957 son premier rôle dans le court-métrage Les mistons, puis Une belle fille comme moi, ainsi que Claude Chabrol qui la consacre dans Le Beau Serge. Devenue à la fin des années 50 l’égérie de la nouvelle vague, Bernadette Lafont alterne films pointus et comédies. Même si elle reçoit en 2003 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, l’actrice demeure d’une simplicité et d’une gentillesse incroyables. Discrète, elle avait tu sa peine après la mort de sa fille en 1988, mais a su revenir tout aussi discrètement sur les planches ainsi qu’à l’écran. Son cœur a pourtant laissé des cicatrices. Enfin on empruntera à Jean-Pierre Mocky – ce réalisateur qui a travaillé avec elle – ces paroles dites le jour de son enterrement, pour bien décrire Bernadette Lafont :
« C’était une femme méridionale avec ses colères, son insolence (...) Je la compare à Anna Magnani, qui était une grande vedette italienne qui venait du peuple, ainsi qu’à Jaqueline Maillan qui étaient de vraies femmes non des starlettes. »
Bernadette Lafont, « une fille formidable comme elle » Elle est morte dans la plus grande discrétion et a été enterrée dans la plus grande simplicité. Née le 26 octobre 1938 à Nîmes (Gard), cette fille de pharmacien se destinait d’abord à la danse tout en rêvant de cinéma. C’est grâce à son premier mari, le comédien Gérard Blain, qu’elle rencontre les jeunes réalisateurs de la nouvelle vague, dont François Truffaut qui lui offrira en 1957 son premier rôle dans le court-métrage Les mistons, puis Une belle fille comme moi, ainsi que Claude Chabrol qui la consacre dans Le Beau Serge. Devenue à la fin des années 50 l’égérie de la nouvelle vague, Bernadette Lafont alterne films pointus et comédies. Même si elle reçoit en 2003 un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, l’actrice demeure...
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