Lors des deux journées de dialogue réamorcé sous les auspices du secrétaire d’État américain, John Kerry, les négociateurs israélien Tzipi Livni et palestinien Saëb Erakat ont accepté de chercher à sceller un accord de paix final d’ici à neuf mois.
« Le Moyen-Orient pourrait changer si la terreur, la crise, la faim, le chômage et l’oppression laissent la place à une nouvelle époque marquée par l’économie et le social », a estimé le président israélien. « Nous voulons la paix non seulement avec les Palestiniens, mais avec tous les pays arabes », a-t-il déclaré.
Les négociateurs, ceux assis au premier rang de cette réconciliation, sont eux aussi sortis satisfaits des premières réunions à Washington. Tzipi Livni s’est dit encouragée par « un événement pour lequel il y avait une sorte d’excitation et aussi de l’espoir », dans une interview diffusée par la radio israélienne. Mme Livni y a indiqué que l’invitation à rencontrer le président Barack Obama à la Maison-Blanche visait à montrer que M. Kerry ne suivait pas des objectifs personnels, démentant ainsi les rumeurs d’une « diplomatie discrète ». « “Les amis, je suis là, ce n’est pas l’affaire personnelle de quiconque, je suis là parce que c’est important pour moi” », a dit Mme Livni, citant M. Obama. Les deux camps doivent se revoir d’ici à deux semaines en Israël ou dans les territoires palestiniens pour commencer le processus des négociations formelles, avait déclaré mardi M. Kerry.
L’UE
L’Union européenne a de son côté estimé hier que la fin du conflit israélo-palestinien était « à portée de vue », en appelant à soutenir les négociations engagées cette semaine à Washington. Ainsi, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’UE, a salué la reprise des négociations. « Si un consensus a lieu, l’UE est prête à soutenir le processus pour sortir du conflit et mettre en œuvre des accords de paix », a-t-elle assuré. Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, s’engageait aussi à « continuer à travailler dur pour aider les parties à aboutir à la paix et à la sécurité pour tous au Proche-Orient ». Rappelant dans un communiqué que l’UE défendait une « solution à deux États », Mme Ashton assure que « tant Israël que les Palestiniens peuvent compter sur un ami et un allié avec l’Union européenne ». Elle conclut sur une note optimiste : « Je crois fermement qu’un point final à ce conflit est à portée de vue. J’appelle tous ceux qui souhaitent une solution négociée à soutenir ceux qui sont maintenant engagés dans les discussions afin que cette opportunité de paix soit saisie. »
(Source : AFP)


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07 h 03, le 01 août 2013